On est un peu triste de quitter notre motel en bois si agréable, surtout sachant que les trois dernières nuits seront vraisemblablement moins bien : entre un studio et un deux pièces, la différence est grande, surtout avec un bébé !
La route entre Rotorua et Tairua, le petit village de la péninsule de Coromandel où nous passerons deux nuits, est relativement longue : 2h30. Comme d'habitude, on va couper la route en deux, et le choix est relativement facile : ce sera la rando des Wairere Falls, idéalement située à 1 heure de Rotorua presque directement sur la route vers Tairua.
Après avoir quitté la route nationale, nous prenons la petite route qui longe la chaîne de montagne séparant la plaine de Waikato de l'océan Pacifique et qui va nous amener près des Wairere Falls.
Très jolis paysages de collines, moutons, vaches, champs et bosquets avec en arrières-plan les montagnes :
Les possibilités de rando dans cette chaîne de montagne sont immenses, et la rando de Wairere Falls est la plus connue. Faisant environ 1h30 (45 minutes dans chaque sens), c'est pile ce qu'il nous faut pour agrémenter notre trajet.
Après avoir quitté le charmant parking perdu au milieu des champs de vaches, deux pas nous mènent dans la forêt qui encore une fois est superbe. Le sentier est un vrai plaisir : ondulant entre arbres, pierres, racines, voire rochers, et montant graduellement (enfin, sauf la fin qui nous a bien fait transpirer !).
Eléa adore les pierres, alors elle est gâtée :
Eléa marche de bons tronçons, mais soit qu'elle fatigue, soit qu'il nous faille parcourir du terrain, elle a aussi droit évidemment aux bras ou aux épaules de son papa :
Après une dernière partie très sportive, nous arrivons terme de la rando : un point de vue sur cette cascade de 150 mètres, tombant d'une faille géologique :
Ceux qui ont du temps et sont sportifs peuvent continuer : la randonnée monte jusqu'au sommet de la cascade (1h30 de rando supplémentaire) et poursuit même ensuite jusqu'à la côté pacifique (2 jours).
Pour nous, c'est option redescente ; une fois la section technique dépassée, on laisse Eléa libre :
A mi-chemin elle se met à devenir de plus en plus grognon : elle a faim ! On est un peu surpris car c'est plus tôt que d'habitude, alors on met le turbo pour redescendre et pique-niquer à la table en bois qu'on avait croisée au début.
Un bon pique-nique après une bonne rando, une voiture qui berce, et voilà Eléa idéalement endormie pour les 1h30 de trajet restantes, ou presque !
En chemin, de beaux paysages bucoliques :
L'océan est tout proche, mais vu l'écume blanche des vagues, il vaut mieux resté dans ce coin protégé :
Et la vue est magnifique :
La petite colline-presqu'île (plus grande qu'elle ne parait sur la photo) sur laquelle se trouve notre motel :
Aurélien a préparé le poisson acheté chez le marchand de glace, et je dois dire qu'il était excellent ! On a bien fait de dépasser les apparences, mais j'avoue qu'on avait vraiment hésité ...
Du petit balcon, jolie vue sur la lagune :
Puis place au rituel de coucher ; et comme Eléa dort dans un petit lit juste à côté de notre lit et ne s'endort pas tant que la lumière, même les liseuses, restent allumées, c'est avec les poules que nous nous couchons tous les trois !
Ici, Eléa a enlevé son élastique mais utilise sa main en tant que tel, tout en jouant à étendre le tapis de change, mettre sa poupée dessus pour faire mine de la changer, puis ranger le tout :
ça fait rêver...
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