2015-06-15
2015-02 : Nouvelle-Zélande - Tairua et Kauaeranga Valley
Tairua est connue pour la beauté de son site, qui peut s'admirer du sommet de la colline sur laquelle se trouve notre motel.
On ne va quand même pas partir sans avoir fait cette balade toute proche !
Après le check-out on va garer la voiture un peu plus haut sur la colline, puis on termine la montée à pied, et effectivement cela valait le détour : on a 360 degrés de vues magnifiques :
- la côte vers le sud :
- la côte vers le nord :
- vers l'intérieur de la péninsule de Coromandel, avec la rivière Tairua qui se jette dans l'océan et les montagnes en arrière plan :
- vers l'océan, avec Aurélien et Eléa qui passaient par là :
Une bonne partie de cette colline est construite, et honnêtement le lieu est de toute beauté et les maisons ont chacune de l'espace - par contre, qu'est-ce que Tairua est petite et loin de tout !
On laisse Eléa s'amuser pendant un long moment sur le terrain de jeu qui se trouve là, puis nous repartons en plein vers l'ouest. Après avoir traversé sur son extrémité sud la péninsule, au lieu de continuer vers Auckland nous faisons un crochet vers Thames, et plus précisément la vallée Kauaeranga qui offre mille et une randos.
On pique-nique exactement ici, au creux de la vallée, au vert :
Après s'être renseignés, il s'avère manque de bol que les deux randos possibles que j'avais repérées sont fermées, ou plus précisément que chacune exige de traverser une grande rivière et que les deux ponts sont fermés.
Du coup, on choisit de faire deux trois petites balades à la place, et de prendre notre temps - ou plutôt de laisser Eléa prendre son temps, explorer pendant 10 minutes la même fleur, la même brindille ou s'extasier devant un arbre :-)
Photo de la première balade de 10 minutes qui nous a pris une heure à ce rythme là ; elle mène à une ancienne rivière, avec un pont un peu à l'Indiana Jones :
En fait cette vallée a été complètement déforestée en quelques années vers la fin du 19ième siècle pour vendre le bois des arbres Kauri ; le transport des troncs coupés était simple : mis à flotter sur la rivière, le courant les faisait descendre de la vallée. Vu que la déforestation était d'ampleur industrielle, cela occasionnait d'ailleurs des embouteillages monstres de bois ... Des barrages ont été construits à divers endroits pour aider la descente sur les rivières plus petites (notamment éviter des cascades qui endommagerait le produit destiné à être vendu), et l'un d'entre eux a été conservé et entretenu en témoignage de cette époque destructive :
Tous les arbres Kauri de toute la vallée (qui est très longue) ont été coupés pendant ces années-là, sauf dans quelques endroits très difficiles d'accès, notamment profondément dans la vallée ou en haut des collines.
La photo ci-dessous est un exemple de cette vallée déforestée qui est en train d'être reboisée peu à peu, à la fois naturellement (100 ans ont passé), et par l'homme qui dans le dernier quart du 20ième siècle s'est rendu compte qu'il ne fallait quand même pas trop abuser ... :
La seconde rando, environ 30 minutes aller et 30 minutes retour, est dans une végétation dingue :
Le point d'arrivée est une "piscine" naturelle, c'est à dire un bassin calme dans la rivière rapide par ailleurs :
Eléa s'en donne à coeur joie :
Il nous reste de la route à faire, alors pour arracher Eléa à ce petit coin de paradis, hop sur les épaules d'Aurélien :
Eléa s'endort peu après notre départ, ce qui nous permet de faire une bonne partie des 2 heures restantes de route jusqu'à Auckland.
Hélas, avec la ville reviennent certains aspects peu reluisants : alors qu'il ne nous reste plus que 10km jusqu'à notre hôtel, bouchon ! Et bouchon monumental : on aura mis presque une heure pour faire ces 10km, avec une Eléa de moins en moins coopérante - et on peut la comprendre.
Du coup, on arrive un peu agacés à notre hôtel, surtout que lorsqu'on sort Eléa de son siège bébé, on se rend compte que la couche a débordé, et que son pantalon est mouillé de pipi ! Cela ne nous arrive pour ainsi dire jamais, mais là, quelle image on donne à ce B&B charmant, coquet, et bien fréquenté mais uniquement par des couples sans enfants ...
En plus, alors qu'on avait bien précisé aux 7 hébergements précédents qu'on arrivait avec un enfant et qu'il fallait soit un lit bébé soit un matelas supplémentaire, pour le huitième on a oublié.
Heureusement la tenancière était adorable, et s'est mise en 4 pour trouver une solution (qui a inclut le fait de descendre une commode de la chambre vers le salon commun !).
L'avion du lendemain étant à minuit, nous souhaitions pouvoir laisser nos valises la journée dans le B&B, mais également y repasser le soir pour se changer, éventuellement se doucher, et se poser un peu avant de partir vers 21 heures. Il ne fallait donc pas se mettre notre hôtesse à dos, et ça avait très mal commencé avec le pantalon souillé d'Eléa et le fait qu'on avait oublié de mentionner que nous étions trois ...
Nous n'avons pas fait grand chose le soir, si ce n'est arpenter le centre du quartier et décider où dîner, puis se rendre compte en commandant qu'on avait oublié toutes les affaires du repas d'Eléa (décidément, cette après-midi n'a pas été notre moment de gloire en tant que parents organisés et soucieux de leur enfant ...), et donc repartir pour aller au supermarché juste à côté acheter quelques petits pots pour le soir, le lendemain, et tout le trajet d'avion. Evidemment, un vendredi soir à 20 heures, la queue à la caisse n'était pas pour nous ravir ...
De retour au B&B, Eléa a fait quelques petites crises car elle voulait toucher à tout et qu'on ne le lui autorisait pas, mais heureusement une fois mise au lit elle s'est endormie calmement pour toute la nuit. Il n'aurait plus manqué qu'elle réveille toute la maisonnée (en bois, donc sujette à propager des pleurs d'enfant), et nos chances de pouvoir squatter le lendemain auraient décidément été nulles...
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