2012-08-02

2012-06 Ouest Américain : J11 - Death Valley


En cette dernière journée entière de road trip, l'activité principale consistera à essayer de survivre dans la fameuse Death Valley ...

Mais c'est dans un endroit très beau et un hôtel très agréable que commence la journée ; avec Fabien on va d'ailleurs faire un petit tour le long de la rivière qui longe l'hôtel, et Fabien en ressort ravi : pléthores d'oiseaux à observer aux jumelles !

Pendant ce temps là, Aurélien dort comme un bienheureux dans un lit qui est enfin à sa taille : un King Bed :)

Puis on reprend la route, qui d'abord longe le lac Isabella, avec sa verdure qui laisse place quasiment immédiatement à un environnement très sec au pied et sur les monts :

Paysages semi-désertiques, et routes très droites :
 De temps à autres des endroits plus verdoyants, mais on est loin des forêts de la veille :
 Une fois ces montagnes dépassées qui protégeaient un peu la plaine du lac :
 c'est vraiment l'approche du désert, avec les premiers magnifiques cactus :

Nous voilà dans la vallée suivante, bordée à l'ouest par la Sierra Nevada et ses pré-monts, et à l'est par les chaînes de montagne qui la séparent de la Death Valley ; aucune forêt à l'horizon, seuls des petits arbustes et plantes à ras du sol : ce n'est pas encore le désert, mais on le sent qui approche à grands pas :
Les photos rendent mal compte des paysages traversés : de temps à autres un petit entrepôt, une maison isolée, le tout dans un endroit qui semble assez inhospitalier : on est très loin de San Francisco et des grandes villes américaines ...

 Les montagnes sont pelées, avec parfois des petites taches de verdure où l'eau doit affleurer :

La végétation par étage : petites plantes sur la plaine, rien sur à dos de montagne jusqu'à une certaine hauteur où la baisse de température permet à nouveaux à des arbres de vivre :

Les camions américains, si impressionnants :

 Un lac asséché (bordé par les montagnes qui délimitent la Death Valley) :

Histoire de ne pas arriver dans la Death Valley en plein cagnard, on décide de s'arrêter déjeuner à Lone Pine, l'une des rares villes du coin, et on en profite pour faire le plein, afin d'éviter de tomber en rade dans la vallée de la mort !
 A Lone Pine, il y a un saloon !
 Hélas, il ne sert pas de repas (c'est pas pour les blanc-becs...), c'est donc dans un resto mexicain que l'on passe les heures chaudes de la journée (globalement, on a été étonnés de la quantité de personnes d'origine hispanophone en Californie que l'on a croisées sur notre chemin : les pompistes, les serveurs, les caissières, l'accueil au motel, ...).

La route principale de Lone Pine voit passer son quota de camions américains :
Le tout dans un très beau décors, à défaut d'être accueillant pour les hommes :

 Après avoir fait le plein de jerricans d'eau au supermarché, nous voilà sur la route de la Death Valley, avec la végétation qui se fait de plus en plus rare :
 Rien à l'horizon :
 Après ce tournant, nous serons officiellement dans le parc de la Death Valley qui ne sera plus très loin :

Nous y voilà!
 Rien à des lieues alentours :
Ca y est, il fait enfin assez chaud pour que je puisse enlever mon pull ;)

Quelques kilomètres plus loin, un très beau point de vue (avec amplement de place dans le parking, comme dans les autres parcs nationaux tout est prévu pour les touristes en voiture) sur un rift :
 et plus très loin derrière, la Death Valley :
 Aurélien, version matrix :

 La Death Valley, très belle :

La route, très droite, dont l'asphalte tranche avec le désert qui l'entoure :

Pas besoin de commentaires pour ces plans des splendides (mais dangereux si le moyen de transport ne dispose pas d'air conditionné...) :

Nous voilà à Stove Pipe village (tous les noms du coin montrent que la chaleur y est intense; autre exemple : Furnace Creek), un brin surréaliste au milieu de nulle part avec un petit motel où des touristes sont dans la piscine !

 Pierre commémorative de colons ayant suivi la Death Valley dans l'espoir de trouver un chemin plus court pour rejoindre l'eldorado californien : bien mal leur en a prit ... :

On remonte dans les voitures (le macadam est chaud sous les pieds !), pour rejoindre l'étape suivante sur cette route : des dunes, magnifiques :
  
Spil, qui ressort crevé mais bien vivant d'une petite balade dans les dunes :
 
Photo souvenir :
 Ouaou, c'est vraiment beau :

On reprend la route, bien contents d'être au frais dans nos véhicules si modernes que la Death Valley est devenue une destination touristique presque banale :
"presque" banale seulement, car chaque guide touristique a son histoire de touristes éperdus leur véhicule ayant déclaré forfait (surchauffe due à trop de clim peut-être ? pneu éclaté comme on en a vu des dizaines le long des routes, les américains préférant semble-t-il parfois refondre des morceaux de vieux pneus que d'en racheter des tout beaux tout neufs ?).
Il y a également le récit d'un mec qui a tenté de traverser, aller-retour en courant la Death Valley, soit un petit marathon, et a échoué et est mort de déshydratation ; ceci dit, on ne va tenter cela, et même si jamais l'idée nous rattrapait, on ferait demi-tour au moment pile où on aurait épuisé la moitié de nos ressources en eau, voire un peu moins au cas où.

L'arrêt suivant sera pour faire une balade (à pied, sisi, d'ailleurs il y a plein de randos dans la Death Valley, simplement il ne faut pas les faire en été sous peine de mort) de 800 mètres sur un sentier aménagé au fond de la vallée, à 30 mètres sous le niveau de la mer ; hélas, le dernière kilomètre est sur une piste, ce qui n'est tout de même pas pour nous rassurer : on n'aimerait pas devoir changer une roue ici ... :

La balade est superbe, et longe le lit d'une minuscule rivière d'hiver, donc asséchée en cette fin juin :
 
 
 

Le retour par la même piste se passe sans encombre et c'est avec des voitures en parfait état qu'on rejoint le macadam.

15km plus loin se trouve Furnace Creek, où on atteint le maximum de température enregistrée sur notre écran de bord (112°F soit 44.4°C), alors que pourtant la fin de journée pointe son nez puisqu'il est déjà 18h.

C'est là qu'est l'hôtel de luxe du parc, avec même un golf !!! Mais qui a eu une idée pareille ... Ceci dit, il a de la classe, et on se croirait presque au Moyen-Orient :

Les miles s'enchaînent, toujours de toute beauté :

Le dernier arrêt de la journée : Dante's point, à 1600 mètres d'altitude offre de très beaux panoramas sur la Death Valley et au delà (tout au loin on voyait même les pics de la Sierra Nevada) :
 (ce sont des langues de sable, et non pas des rivières comme on pourrait le croire)
 
 Photo souvenir :
 Et le coucher de soleil :

Il est 8h quand on repart, et presque 9h quand on arrive à Death Valley Junction, où il n'y a rien si ce n'est le motel où on passera la nuit et le restaurant attenant.

Patatras : le restaurant est déjà fermé ! Il ne nous reste plus que quelques oréos, alors on décide de tenter de rejoindre les lumières qu'on l'on voyait au loin de la route (c'est l'avantage des déserts : on voit loin, surtout la nuit les lumières qui tranchent avec la nuit noire). Au final on fait encore 15km pour les rejoindre, et ouf : c'est la frontière avec le Nevada, et comme au lac Tahoe, pile à la frontière il y a un casino ! Dont, de surcroît, le resto ferme à 22h, ce qui nous laisse 45 minutes, à peine suffisantes vu la taille démentielle des salades : elles étaient servies dans des saladiers, bam ! :)
Mais cela vaut bien une photo, car l'autre alternative - à 9 sur un paquet de biscuit -, c'était pas gagné... :

De retour au motel, on va passer une soirée hallucinante dont je tairai les détails ici tellement cela ne serait pas crédible, mais pour résumer on (et Spil le premier) se serait cru dans Shining : un petit enfant qui nous regarde derrière le rideau, une moquette hyper électrique, des peintures folles au mur des chambres, une salle commune improbable, des ventilateurs menaçants, de l'eau poisseuse, et clou de la soirée, un couple peu habillé qui passe et repart dans sa chambre avec une énorme benne puis repasse et repart dans sa chambre avec une glacière ... tin-tin-tin ...



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