2013-05-25
2013-04 Vietnam, Hoi An
On profite du shuttle gratuit de l'hôtel qui part à 10h pour Hoi An, avec un premier retour à 15h.
Après 30 à 45 minutes de route bordée d'un côté par de longues plages de sable fin, et de l'autre par des rizières alternant avec des villages aux maisons toutes assez hautes mais étroites et avec des fenêtres seulement sur la façade donnant sur la rue (j'imagine en prévision du moment où le lopin de terre adjacent sera également construit avec une autre maison qui collera complètement sur le côté), on arrive à Hoi An, sous un soleil de plomb qui à peine sortis du mini-bus (avec air conditionné) nous accable et nous rend déjà fatigués...
La campagne vietnamienne nous rappelle un peu celle des environs de Yangshuo, mais avec quelques différences certaines :
- le ciel est d'un bleu éclatant (vs. très pollué et humide donc brumeux à Guilin)
- beaucoup moins de trafic et de passants dans les rues, les routes et sur les trottoirs : on sent que la Chine est beaucoup plus densément peuplée qu'ici
- l'architecture des maisons (la structure des villes est par contre similaire, avec toute l'activité concentrée le long des routes principales)
Au premier abord la ville est très animée et très colorée, mignonne, mais à condition de faire abstraction du vacarme ambiant causé par les nuées de scooters.
On fuit un peu la route où nous a déposé le shuttle, espérant trouver des rues plus calmes, et effectivement non loin se trouve l'entrée du centre ville historique, où nous oreilles peuvent enfin souffler un peu :
Pas de répit contre la chaleur par contre ...
On achète un billet pour environ 5 euros par personne qui donne accès à 5 visites à choisir parmi une vingtaine, dont :
- d'anciennes maisons
- des musées
- des temples
- des community halls (endroits où se rassemblait la population, j'imagine pour discuter, pour des fêtes, etc.)
La première visite est celle d'une ancienne maison de tisserands : en bois, mais avec des fondations en pierre pour résister contre les inondations de la saison des pluies, et avec une trappe et une poulie dans le plafond qui permettait de faire passer du rez-de-chaussée à l'étage les biens et marchandises devant être protégés des eaux. La maison est relativement intéressante mais très rapidement visitée : grosso modo, seule une grande pièce à chacun des deux étages, et une jolie vue sur les toits du centre-ville :
On poursuit notre chemin sur cette rue principale sympathique (même si tous les magasins sont tournés vers le tourisme et donc peu "authentiques"), mais au bout de quelques minutes, Aurélien craque et achète un chapeau vietnamien de pacotille pour se protéger du soleil très très dur : continuer sans chapeau ni casquette serait vraiment inconscient.
Photo avec son nouveau couvre-chef, ici dans un temple chinois :
Quant à moi j'ai toujours mon chapeau de toile que j'avais acheté pour 2 euros à Bali et qui bien que peu esthétique est bien utile pour protéger tout mon visage des rayons ardents :
L'une des attractions de la ville est son "pont japonais" :
En fait, il n'a rien de japonais dans l'allure, simplement il reliait la ville au quartier japonais.
Pont en bois couvert, avec une guérite à chaque extrémité et une salle bouddhique le long de tout un côté, il a un certain cachet.
L'une des rues principales : jolies maisons jaunes, parfois en bois, et interrompues de temps en temps par un temple ou bâtiment d'une autre couleur (bleu vif, vert tendre, ...) :
Mini-ruelle reliant deux rues principales entre elles, et montrant bien la couleur dominante de la cité : le jaune vif :
Rue le long de la rivière, avec beaucoup de bateaux de transport, de pêche, et maintenant de tourisme :
Le bord de la rivière est très connu pour son aspect le soir, lorsque des centaines de lanternes sont allumées et donnent un aspect féérique aux alentours (on n'est pas restés admirer cela).
Un autre temple chinois :
Dans le jardin, une hydre-dragon :
Je suis surprise de l'importance de la communauté chinoise à Hoi An, pourtant très éloignée de la frontière chinoise.
Cela s'explique en fait par l'histoire : Hoi An fut une cité commerçante importante très tôt, mais notamment à partir du 10ième siècle avec le commerce des épices, puis dans le commerce mondial entre le 15ième et le 18ième-19ième siècles lors des grands échanges maritimes entre l'occident et l'orient (après quoi Danang pris le relais, partiellement suite à une guerre et partiellement suite à l'ensablement du port de Hoi An). Des commerçants des grandes nations marchandes (d'après wikipédia notamment des chinois, japonais, indiens et hollandais) s'y installèrent et construisirent des demeures, des magasins, des entrepôts, etc.
La ville fut détruite au 18ième, et si j'ai bien compris seuls les chinois rebâtirent leur quartier, d'où leur présence très visible aujourd'hui !
On continue à parcourir le centre-ville, relativement petit (en 1h30 on a largement fait le tour), avec notamment un grand marché de nourriture :
On ne reste pas très longtemps car le étals sont très serrés, il y a beaucoup de monde et notamment de scooters dans la rue qui klaxonnent et manquent de nous rouler dessus, et il fait très chaud.
On décide plutôt d'aller se poser dans un restaurant pour déjeuner et essayer des spécialités du coin. On choisit un endroit sur l'une des rues principales et avec une carte en anglais, et il s'avère que certes on est bien assis, mais ce doit être un attrape-touristes : les plats sont très petits et décevants, alors que pourtant Aurélien comme moi aimons beaucoup la cuisine vietnamienne ...
Après un long déjeuner (posés à l'ombre, à profiter du ventilateur, avec rien à faire que de déguster le temps qui passe - heureusement d'ailleurs car les plats sont extrêmement longs à être servis), on ressort et après quelques minutes d'hésitation sur continuer à déambuler dans les rues, on décide de rentrer lézarder à l'hôtel car décidément la chaleur est trop intense.
Allez, encore une photo de l'une des jolies rues du centre (qui seraient parfaites si sans scooters et avec au moins 10 degrés de moins) :
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