Le grand événement de septembre, c'est notre voyage en France, donc un grand dépaysement pour Eléa : température et humidité moindres, nouvelles maisons, nouvelles têtes, autres jeux, et j'en passe !
En comptant 2 heures avant le départ de l'avion, 13 heures de vol, 2 heures d'attente à CDG et 2h30 de TGV pour Strasbourg, cela fait 19h30 de trajet porte à porte ...
... sans compter que pour des raisons techniques (réparations par les ingénieurs), notre vol est parti avec 4 heures de retard ; avec le rattrapage sur le vol et une attente moindre pour le TGV, c'est au final quand même 22 heures porte à porte qu'on a mis.
Mais le plus dur, c'est que du coup, au lieu de dormir 8 heures sur les 13 d'avion, Eléa n'a dormi que 4 heures ; les autres 4 heures de nuit, c'est dans sa poussette à l'aéroport de Singapour qu'elle les a passées, retard oblige :-(
Autant dire que ça a été dur, car il a fallu l'occuper, et que la miss n'est pas une contemplative qui aime rester des heures assise ...
Il a fallu l'accompagner dans ses balades aériennes d'exploration de l'A380, en tentant d'éviter les chariots des steward/esses, omniprésents, en l'empêchant de réveiller les dormeurs quand quelque chose l'attirait (jolie couverture, casque pendouillant, ...), et surtout la détourner de l'escalier se situant en queue d'avion, ce qui a occasionné quelques grosses colères (elle était, et est encore, dans sa période escalier).
Le TGV n'a guère été plus facile, alors qu'on avait beaucoup plus de place (un compartiment de 8 place était libre alors je l'ai investi) - je pense qu'elle était fatiguée, mais refusait de se laisser endormir (et on a essayé à maintes reprises !).
Ceci dit, une fois arrivés à Strasbourg, tout cela a vite été derrière nous, surtout qu'elle s'est recalée très vite dans le rythme français : le premier jour elle s'est réveillée à 5 heures du matin, on lui a donné un biberon, elle a un peu joué, puis on l'a recouchée à 6h et elle a dormi jusqu'à 9h. Le second matin, elle s'est réveillée à peine avant 7h, et les jours suivants c'était impec, elle faisait ses 12 heures de nuit, grosso modo 20h-8h :-)
Ces précisions transport étant maintenant achevées, passons aux photos ; une fois n'est pas coutume (et au vu du nombre de photos à trier, choisir puis commenter), je procéderai chronologiquement et non par thème.
En attendant le taxi nous menant à l'aéroport, 23h heure de Singapour, Eléa toute gentille dans les bras de Claire pour dire au-revoir, alors qu'on l'a réveillée (on l'avait couchée à 21h) :
Après enregistrement des bagages et passage de l'immigration (le tout ayant pris moins de 15 minutes), Eléa dans l'aéroport ouvrant grand les yeux sur ce monde étrange de lumières, d'énormes espaces moquettés, de groupes allant dans des directions diverses, etc. :
A la maison, elle reprend vite son activité de marcher en trimbalant les choses intéressantes qui lui tombent sous la main, en l'occurrence un coussin de siège :
Ce qui ne l'empêche pas par ailleurs d'explorer, ici la grille :
A noter que Lisa sa cousine est très intéressée par Eléa, elle la regarde souvent intensément, mais qu'Eléa préfère en général s'occuper seule. En revanche, Eléa a montré un fort intérêt envers ses arrière-cousins du côté d'Aurélien la fois où elle les a rencontrés, mais c'est très probablement dû au fait qu'ils étaient plus âgés qu'elle (18 mois et je crois 5 ans) ; visiblement (on a vérifié après dans un bouquin) à cet âge, les enfants préfèrent les enfants plus âgés.
Le petit espace de jeu organisé par les grand-parents dans le salon, avec les éternels duplo, qui ont plu à Eléa ; c'est mignon de voir les deux cousines ainsi, même si elles sont encore trop jeunes pour jouer ensemble :
Une chose logique mais non "naturelle" est qu'Eléa est très à l'aise sur le béton, le goudron, le carrelage, le parquet, et toutes surface plane et artificielle, mais très craintive s'agissant de l'herbe ! On avait commencé fin août à essayer de la familiariser avec la pelouse à Singapour, mais avec des résultats peu probants (quoi que toutefois en amélioration). Du coup, en France, elle restait sur le chemin, et n'allait pas sur l'herbe, à moins que ne l'y pose directement, comme là où elle se demande quelle mouche nous a piqué :
Précisons dès maintenant que vu le nombre de fois où elle a été confrontée à l'herbe pendant son séjour français, elle a peu à peu apprivoisé ce domaine (des petits creux et bosses, parfois en pente, parfois un peu mou, des fois plus dur : pas facile d'adapter ses pas pour ne pas tomber !) et à la fin du séjour, c'était bon : les surfaces vertes ne lui posaient plus aucun problème :-)
D'ailleurs elle a conservé cet acquis à Singapour et passe sans problème des chemins dallés aux pelouses et vice-versa lorsqu'il s'en trouve sur son trajet.
Photo des trois générations, en voiture :
Le siège-bébé était une première pour Eléa : on n'a pas de voiture à SG, et ce n'est pas requis dans les taxis (elle est sur nos genoux, tenue dans nos bras). Elle s'y est très bien faite, et y a régulièrement dormi, bercée par la voiture (ce qui ne l'empêchait pas de râler à 200 décibels de volume lorsqu'on l'y mettait, se calmant 5 minutes plus tard).
Maman/Mamie qui donne son bain à Eléa, qui se demande ce qu'est cet objet de drôle de couleur : "une baignoire c'est pourtant blanc, non ? en tous cas, je ne m’assiérai pas là-dedans ... "
Evidemment, elle a adopté cette nouvelle forme, taille et couleur de baignoire une fois les premiers jours passés.
La chaise haute et une nouvelle main nourricière ont été acceptées illico !
(admirez que la baignoire et la chaise haute sont assorties ^^)
Histoire d'imprégner un peu Eléa de l'Europe, on est allés faire un tour dans un endroit recommandé par mes parents qui effectivement s'est révélé charmant : les ruines d'un château en Allemagne non loin de chez nous, sur les contreforts de la forêt noire.
Dès la sortie de la voiture, le bon air frais nous enrobe ; Eléa d'ailleurs semble apprécier :
Jolie vue :
Les ruines du château :
Tout ça c'est bien sympa, mais passons au concret : c'est quoi ce sol ?
Un peu d'aide pour une petite côte parsemée de cailloux :
Le bon air frais revigore, la voiture berce :
Autre sortie, cette fois en ville à Strasbourg : pause biberon sur la place du château, à côté de la cathédrale :
Avec des mini jets d'eau, qui intriguent Eléa, le tout dans un superbe cadre :
ouh, elle s'enfuit :
mais c'est pour mieux y revenir bien sûr :-)
Bon, ça a fini par une chute (sol mouillé oblige ...), mais vite oubliée !
Un autre jour, c'est dans un parc qu'on l'amène, où on passe un peu de temps à la familiariser avec l'herbe pour que cela devienne plus naturel pour elle ; comme au début elle reste plantée là où on l'a posée, Aurélien lui fait une démonstration comme quoi on peut marcher et courir sur l'herbe, qu'on ne risque rien :-)
A l'aide d'une main, elle s'y met et finit par apprécier :
Elle s'enhardit, la voilà partie, plus moyen de l'arrêter, à la conquête du monde :
A un moment on décide d'avancer (pour emprunter le pont piéton qui passe sur le Rhin et arrive sur l'autre berge, allemande, à Kehl), mais c'est à un rythme d'escargot : Eléa s'éclate mais a tendance à vouloir parcourir en sens inverse tout le chemin qu'elle a parcouru dans un sens ...
... le tout avec un énorme sourire :-)
Presque une excursion par jour, voici celle au château de Pourtalès à Strasbourg ; à pied sur le trottoir qui y mène :
Pour avancer et arriver un jour au château (trois pas en avant - trois pas en arrière - trois pas de côté de notre miss : pas efficace pour atteindre un but précis), on la porte - ici son tonton :
Sur les grandes et belles pelouses du château, Aurélien et maman/mamie tentent avec grands sourires engageants, gestes accueillants et appels, de la convaincre de passer du chemin à l'herbe ...
... mais échouent !
Son air décidé et coquin :
Sa maman a réussi à la faire passer en douceur du chemin à la pelouse :
où elle s'est ensuite baladée en observant le paysage, les gens, tirant de tout cela des conclusions que je ne m'avancerai pas à deviner :
Après cette semaine très agréable en Alsace, ponctuée de nombres autres petits moments non montrés ici, et notamment les repas, fêtes pour nos papilles, nous avons effectué le trajet en voiture entre Strasbourg et Bourgueil.
Nous sommes partis très tôt le matin pour qu'Eléa dorme 2-3 heures dans la voiture avant de passer au stade lion en cage.
La première pause, pour le petit-déjeuner de tous, se révéla être dans une station avec un coin pour enfants absolument mémorable :
Le plus dur fut de l'arracher à ce petit bout de paradis enfantin ...
Une seconde pause, pour calmer Eléa qui devenait intenable, se fit dans un endroit avec beaucoup d'espace (dont une grande pelouse où on l'a évidemment incitée à marcher ; elle doit se demander quelle obsession avec l'herbe on a ...) où elle put se défouler.
Elle a bien conscience des changements de surface (cf. encore et toujours l'herbe) et de plan et ne tombe pas par mégarde de n'avoir pas vu une marche ; d'ailleurs comme elle adore monter et descendre les marches elle nous appelle pour l'aider :
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