En novembre, on a le plaisir d'accueillir Viviane, Thomas et Lisa pour 2 semaines et demie, dont 5 jours tous ensemble à Chiang Mai (Thaïlande).
J'étais ravie de les voir débarquer, mais un peu anxieuse car mi-octobre le haze sévissait encore sévèrement à Singapour. Heureusement, le haze est parti fin octobre, quelques jours à peine avant qu'ils n'arrivent : ouf, ça a failli coincer mais au final on a eu de la chance !
L'occasion du coup de faire un petit aparté sur le haze, sujet qui visiblement n'atteint pas les pourtant nombreux média en France, et alors qu'ils arrivent à tourner en boucle sur un seul feu de forêt en Californie ou en Australie, sans parler du temps passé sur des inepties.
Le haze à Singapour est un brouillard de pollution causé par un phénomène précis : des feux de forêts gigantesques et volontaires en Indonésie sur les îles de Sumatra et Bornéo. C'est un phénomène annuel, et selon l'ampleur sur place, la date et les vents, Singapour et la Malaysie sont plus ou moins touchées. La date et les vents influent énormément ; en général (quasiment toujours), les vents poussent ces fumées vers le nord donc Singapour et la Malaysie. En revanche, Java et notamment la capitale Jakarta ne sont quasiment jamais touchées - ce qui pourrait expliquer pourquoi c'est un phénomène qui mobilise très peu politiquement en Indonésie : le coeur et la majorité n'en voient rien, seules des populations locales pauvres subissent - sauf évidemment quand le sujet devient un sujet international avec Singapour et la Malaysie qui protestent.
Ces feux sont volontaires : le but est de déforester de la forêt pour laisser la place à des cultures. Bien que des "petits paysans" pratiquent également la culture sur brûlis, l'échelle est microscopique. Ici, il s'agit de déforestations absolument monumentales pratiquées à échelle industrielle par de très grandes entreprises. Car ces déforestations qui provoquent ces fumées intenses qui traversent les pays viennent du fait que ce sont des tourbières qui brûlent, et que donc cela brûle très longtemps : on sait quand on l'allume, on ne sait pas quand ça s'éteint (le feu peut couver et repartir plus tard et ailleurs !) - et pour l'allumer, il faut au préalable avoir drainé tout le terrain pour l'assécher, ce qui n'est possible qu'avec des moyens significatifs (tractopelles, etc. - ce qui exclut donc le petit paysan qui n'a même pas un petit tracteur).
Ces terrains libérés sont ensuite utilisés pour deux cultures principalement : l'huile de palme (qui en a dans son placard ? qui a des biscuits contenant de l'huile de palme dans son placard ?), et fibre de papier utilisées pour papier-toilettes, saupalin, mouchoirs.
Etant donné que Singapour a été particulièrement impactée cette année, les supermarchés ici ont retiré des rayons les produits des entreprises fortement suspectées d'être la cause de ces feux. C'est ainsi que j'ai découvert que notre papier-toilette, notre saupalin et nos mouchoirs (tous de la même marque) y contribuaient. Je suis donc revenue à une marque européenne : potentiellement ces produits auront fait plus de transport pour nous arriver, mais la probabilité qu'ils contribuent à détruire la planète est plus faible - et je trouve que c'est le genre de chose très simple mais très utile : sans cette mesure des supermarchés (sous pression du gouvernement), je n'aurais jamais su que les produits de cette marque avaient cet impact.
Ces feux sont absolument gigantesques : le haze recouvre la quasi-totalité de Sumatra et une bonne partie de Bornéo - soit pour avoir un ordre d'idée parlant, la superficie de presque toute la France !!
Et là, je ne parle que des zones les plus affectées c'est à dire où le niveau de pollution est catastrophique : je ne compte même pas la mer, Singapour et la pointe de la Malaysie où les niveaux de pollution restent "acceptables".
Pour avoir un ordre d'idée, le pic de pollution à Singapour cette année a été d'environ 330 (PSI), mais avec une majorité des journées entre 100 et 200, tandis que localement en Indonésie ça atteignait 1000 voire 2000 : totalement apocalytique et inimaginable à moins de le vivre.
Et pour référence : sous 50, l'air est considéré bon, entre 50 et 100 il est considéré comme modéré (sans impact sur la santé), entre 100 et 200 il est considéré comme pollué, entre 200 et 300 comme très pollué, et au-dessus de 300 comme toxique.
Et pour exemples : en dehors du haze, les grandes villes occidentales sont en général à des niveaux entre 30 et 75 (Paris, Singapour, Tokyo). Hong-Kong est en général entre 75 et 130, Shanghai est entre 130 et 250, et Pékin est très fréquemment au-dessus de 200, avec de très nombreuses journées au-dessus de 300.
La différence entre le haze de cette année et celui des années normales n'a pas été la hauteur du pic de pollution (une ou deux journées à 300, quelques autres jours au-dessus de 200 : si ce n'était que cela ce ne serait pas vraiment problématique), mais sa durée : en général le haze impacte Singapour au maximum deux semaines, mais cette année ça a été deux mois complet ! De fin août à fin octobre, plus d'un jour sur deux était au-dessus de 100.
A ces niveaux-là ce n'est pas dangereux (sauf pour les très grands asthamtiques), mais c'est vraiment ennuyeux car il vaut mieux rester à l'intérieur, surtout pour les enfants ; du coup, pendant deux mois on est vraiment significativement moins sortis dehors avec Eléa se promener, faire de la piscine, etc., car pour ce faire il fallait qu'une journée sous 100 tombe un samedi ou un dimanche. Les deux fois où on est sortis avec Eléa alors qu'il faisait plus que 100 (tout en restant vers 120 donc pas non plus si élevé que cela : presque le quotidien hong-kongais !), en fin de journée la peau du visage d'Eléa montrait des rougeurs, qui disparaissaient après plusieurs heures à l'intérieur. L'autre problème, c'est la toux : idem, ce n'est pas vraiment dangereux de tousser pendant deux mois, mais c'est vraiment ennuyeux, surtout quand cela empêche l'enfant de dormir ! Après 3 nuits où Eléa se réveillait à cause de quintes de toux, on a eu l'idée de faire fonctionner le purificateur d'air présent dans l'appartement : on le mettait toute la nuit dans la chambre d'Eléa, et dans le salon en journée - magique ! La toux a disparu en 2 jours et n'est plus revenue !
A noter qu'en Indonésie les habitants ne peuvent échapper au haze en restant à l'intérieur puisque, contrairement à Singapour où les logements sont plutôt bien isolés et où si besoin on peut se servir des purificateurs d'air (présent dans la plupart des bureaux également), là-bas les logements sont très mal isolés et le niveau de pollution intérieure est donc le même que celui à l'extérieur ... D'ailleurs, la situation a été tellement terrible cette année que les rares grandes villes de Sumatra et Bornéo ont ouvert à la disposition des habitants les gymnases et autres bâtiments publics mieux isolés pour y dormir ... et qu'une autre grande ville où la pollution était à plus de 1000 a envisagé (je ne sais plus s'ils l'ont fait ou si le haze s'est terminé avant) d'évacuer tous les enfants de moins de 3 ans. Je pense d'ailleurs que ces régions d'Indonésie doivent vraiment avoir une grosse mortalité infantile et des jeunes enfants vu l'air qu'ils respirent le quart de l'année (le haze a duré 2 mois à Singapour, mais 3 mois dans les zones directement touchées).
Comment les feux sont-ils éteints ? Eh bien, globalement, vu que ce sont les tourbières, seule la saison des pluies arrive à les éteindre définitivement (jusqu'à l'année suivante) ... Les hommes peuvent parvenir à les éteindre momentanément, à circonscrire leur ampleur - mais cette année, l'Indonésie a été complètement dépassée, et les autres pays (début octobre l'Indonésie après 2 mois d'incendies incontrôlables a enfin accepté un peu d'aide de Singapour, Japon et autres) n'ont pas non plus réussi en trois semaines à éteindre les incendies : ce sont les pluies, fort heureusement arrivées (avec El Nino, il était tout à fait possible que les pluies n'arrivent qu'en décembre voire en janvier !!) qui ont en quelques jours tout éteint. Ouf!
Après cet aparté sur le haze, retournons à notre sujet du jour : nos vacances à Chiang Mai, en Thailande. Puisqu'ils venaient pour 2 semaines et demi, je leur avais demandé s'ils voulaient rester tout le temps sur place ou faire quelques jours non loin, comme ils avaient fait 6 jours au Vietnam lorsqu'ils étaient venus nous voir à Hong-Kong. Réponse immédiate : oui. Restait la destination. Un choix vraiment sympa aurait été Bali, mais avec le volcan en éruption intermittente depuis juin, on allait éviter les incertitudes. J'ai proposé alors quatre destinations que nous n'avions jamais vues : deux version plage en Thailande, Angkor Vat au Cambodge, et Chiang Mai dans le nord de la Thailande. Ils se sont laissés influencer par des connaissances revenues ravies de Chiang Mai et ont donc opté pour cette option.
Chiang Mai est à 2h45 d'avion de Singapour, dans le nord de la Thailande au pied des montagnes qui séparent la Thailande du Myanmar. C'est un lieu connu pour sa culture, pour être une base pour explorer les jungles des montagnes non loin, et pour ses centres pour éléphants.
Après un vol relativement facile nous sommes arrivés à l'hôtel, que j'avais réservé en plein coeur de la vieille ville de Chiang Mai me disant que ce serait plus pratique pour aller manger à deux pas et trouver toutes les nécessités (couches, lingettes, goûters de 4h, etc.).
La première journée fut très cool, se bornant à faire faire la sieste aux deux filles (hélas pas du tout synchro, en général Eléa se réveille quand Lisa finit par s'endormir) et aller acheter les dites nécessités.
Le petit-déjeuner de l'hôtel était sympa, avec notamment des pastèques, des papayes, des fruits du dragon et du melon : un complément idéal au biberon de lait d'Eléa - elle n'arrêtait pas de redemander de la pastèque, on devait la limiter !
Les chambres étaient grandes et top - et tout au long du séjour Eléa et Lisa ont vraiment fait plaisir à voir, à s'amuser ensemble avec les quelques jeux que nous avions apportés, à se chercher au réveil le matin ou après la sieste, à s'appeler, à passer d'une chambre à l'autre, ...
En revanche Aurélien et Eléa (et moi mais seulement marginalement car je ne suis pas utilisatrice) avons souffert du fameux syndrome singapourien : "la piscine de l'hôtel est moins bien que celle de notre condo !" (normal aussi quand on pense que dans notre condo il y a à peu près 420 appartements, soit au minimum 1300 habitants : un village en lui-même, à comparer au nombre de chambres de la plupart des hôtels) ...
Pour un non-singapourien, en revanche, elle était tout à fait acceptable :
Le lendemain, nous avions réservé une voiture et nous sommes allés au Doi Suthep, un temple perché au sommet de la montagne juste à côté de Chiang Mai.
Pas de bol, le chauffeur avait décidé de mettre l'option "on va y arriver le plus vite possible version rallye", du coup dans les lacets de montagne je ne me sentais pas bien, et Eléa était clairement pas contente et a hurlé une partie du chemin.
Quant à Lisa, aucun soucis en revanche !
On a fini par arriver vivants en haut, et après 5-10 minutes où Eléa est restée lovée dans nos bras pour se réconforter, elle a ensuite attaqué avec enthousiasme le nombre significatif de marches pour atteindre le temple, qu'elle a montées toute seule du haut en bas :
Elle était même déçue que les marches se finissent si tôt, et arrivée en haut elle en cherchait d'autres !
Vue sur la vallée de Chiang Mai :Photos du temple, très décoré à la Thaïlandaise :
Les deux miss se sont bien amusées : elles s'asseyaient, puis se relevaient et couraient vers nous, puis retournaient s'asseoir, et ainsi de suite :
A la descente, Eléa et Lisa sont restées scotchées bien 30 minutes à regarder et pourchasser les oiseaux, avec maints cris de joie :-)
Du coup, elles se sont faites beaucoup observer et photographier par les touristes passant par là ...
Le retour sur Chiang Mai fut tout aussi éprouvant que l'aller, Eléa finissant par vomir ; on a réussi après forces protestations à faire s'arrêter le chauffeur sur le côté pour sortir Eléa, la faire marcher 10 minutes dans la forêt, et surtout lui enlever ses vêtements et la laver.
Après quoi, on a terminé le trajet, Eléa endormie dans mes bras - un trajet restant animé mais pour d'autres raisons puisque passé à parlementer avec le chauffeur sur le tarif s'appliquant à la demi-journée vs. la journée entière ...
A la suite de quoi, on a décidé de ne pas reprendre ce chauffeur, et de ne pas refaire de route de montagne en Thaïlande avec Eléa. On n'avait pourtant eu aucun soucis en Nouvelle-Zélande pendant 18 jours, mais elle était dans un siège-bébé, les routes étaient moins en lacets, et surtout on ne conduisait pas n'importe comment !
Après un sympathique repas de midi thaïlandais dans un restaurant juste à côté de notre hôtel (qui devint du coup notre cantine de midi), sieste et piscine tranquillou :
Puis on prend un tuk-tuk pour aller manger au marché de nuit. Après quelques incertitudes, on finit par trouver un food court très pratique pour déguster différentes spécialités locales.
Le lendemain, avec bien sûr un autre chauffeur (celui-ci aussi top que la veille le précédent était nul), direction une vallée à 20-30km de Chiang Mai où se trouvent pas mal de points touristiques (on dirait presque qu'ils les ont tous regroupés dans un même endroit de façon planifiée). Pour cette journée, nous en avons choisi deux : un parc à éléphants, et un jardin botannique.
Le trajet se passe fort bien, et nous arrivons même à temps pour voir la séquence de bain des éléphants dans la rivière.
Puis c'est le show (peinture, foot, fléchettes, tirage et rangeage de troncs d'arbre, etc.) - évidemment très touristique, mais les deux filles sont fascinées :
Le matin, on avait demandé à Eléa si les éléphants sont grands, et elle nous avait répondu que non, ils sont petits ...
Du coup, depuis cette journée, quand on lui demande si les éléphants sont petits, elle nous répond que non, ils sont grands !
Photos souvenir :
On poursuit un peu du côté de la nursery. Il n'y a pas de bébé éléphant à ce moment-là, mais c'est l'occasion d'encore voir des éléphants de près :
Pour le repas de midi, on demande au chauffeur sa recommendation, et il nous amène dans un petit boui-boui qui se révèle excellent ; Lisa fait une ventrée de riz et de poisson qui fait plaisir à voir - et le poulet était très bon également.
Puis on poursuit vers le jardin botanique, vraiment très grand dans le magnifique cadre de cette vallée.
On n'en fait qu'une partie car il fait chaud et que les deux petites commencent à fatiguer ; petite photo souvenir dans la serre tropicale où Eléa adore la cascade et répète abondamment ce mot (on n'a pas l'occasion d'en voir des masses à Singapour) :
Le retour se passe tout aussi bien, avec Eléa qui dort à poings fermés sur son siège qui peut s'incliner très bas : quel confort !
Le lendemain nous souhaitions passer la matinée et l'heure de midi dans une ferme proposant des cours de cuisine, recommandée par une amie ayant visité Chiang Mai quelques semaines auparavant, mais quand nous les avions contactés il y a quelques jours ils nous avaient répondu qu'ils étaient déjà complets. On a cherché d'autres cours de cuisine dans des fermes, mais soit c'était en matinée en ville, soit c'était la journée complète à la ferme : trop long pour Eléa et Lisa ...
Du coup le plan B fut de retourner dans la vallée touristique de la veille, pour deux autres lieux : un éco-village, et une promenade en forêt parmi des cascades.
L'éco-village était plutôt sympa, notamment pour les deux filles qui ont pu marcher,
jouer avec les parapluies :
jouer avec les cailloux (notez aussi sur la gauche une membre de la tribu des "longs cous", tribu assez connue pour les anneaux -bijoux portés par les femmes qui leur allongent le cou et qu'elles ne peuvent plus enlever car le cou est trop allongé pour pouvoir porter la tête sans le support des colliers ...) :
observer les poules et les coqs :
voir des rizières (elles deux adorent le riz, ça devait leur parler !) :
et voir à quoi ressemble un grain de riz pris directement sur une pousse sauvage dans le village :
Pour des adultes, l'éco-village était sympathique niveau architectural et promenade dans la campagne ; il manquait en revanche cruellement d'explications sur les us et coutumes des diverses tribus (cet -éco-village comportant environ 7-8 section, une par tribu différente), les seuls panneaux ne décrivant que les habits portés : pas forcément le plus intéressant ...
Dans les endroits moins faciles (marches hautes, cailloux, pierres, racines), Aurélien ou moi l'aidions un peu :
Photos souvenir :
Hormis la chaleur, voilà une journée bien sympathique.
Puis retour à l'hôtel pour sieste, petite séance de piscine, et bon restaurant italien le soir à deux pas à pieds.
Dommage que les petites soient de connivence pour être difficile à gérer pendant les repas, sans doute en partie une émulation mutuelle, et aussi le fait qu'en Thailande les restaurants n'ont qu'une seule chaise bébé que l'on donne à Lisa, Eléa étant donc pour une fois aussi libre que l'air de monter et descendre de sa chaise d'adulte, ce dont elle ne s'est pas privée, à notre grand dam. D'habitude, à Singapour, les repas au restaurants avec elle sont très agréables, mais en Thailande ce fut bien loin d'être le cas !
Le lendemain, nous partons pour Wiang Kum Kam, un complexe de vieux temples à 10 minutes de Chiang Mai. Hélas, nous n'avons pas bien préparé la visite, notamment je ne me suis absolument pas renseignée sur les choses à faire, les erreurs à éviter - si j'avais su !
Arrivés là-bas, on nous conseille de prendre soit un mini-bus soit des calèches pour effectuer le parcours et aller d'un temple à l'autre, car le parcours complet fait 6km. Comme on ne compte, avec deux fillettes de 2 ans, de toutes façons pas faire le parcours complet, on choisi d'y aller à pieds. Erreur, car le parcours n'est que très très mal indiqué par des panneaux perdus dans des petites routes, le tout sous un soleil de plomb. A refaire, on prendrait un transport, ce qui aurait sans doute permis d'apprécier la visite au lieu de tourner en rond en vain la plupart du temps ...
On finit par tomber sur un premier site, en ruines :
Puis non loin sur un deuxième site avec un joli temple où on passe un certain temps :
On tente un dernier site avant de rentrer, mais là c'est la cata : les seuls panneaux indiquant quoi que ce soit mènent à peu près nulle part, mais le tout après 1km de cagnard :
Bref, pas une réussite par manque d'organisation ...
Retour à l'hôtel pour manger le restaurant thaïlandais juste à côté, puis sieste et promenade dans un parc avant de finir par un tour au marché du dimanche dans la vieille ville. Le marché est véritablement bondé ; on est vraiment surpris de la foule, et notamment de la quantité de touristes : ce qui est sûr, c'est que l'industrie touristique à Chiang Mai est florissante !
Le dernier jour, notre avion est en deuxième partie d'après-midi (pas beaucoup le choix : il n'y a qu'un vol direct par jour entre Singapour et Chiang Mai dans chaque sens), du coup on a prévu de passer la matinée et le début d'après-midi à visiter les 3 temples les plus connus de la vieille ville.
Court trajet de tuk-tuk (pas question de marcher : ce n'est que 2km maxi, mais il n'y a pas de trottoirs donc les piétons sont sur le bord de la route, en permanence dépassés par divers véhicules : vraiment pas du tout agréable, surtout avec deux enfants !) et on arrive à Wat Chiang Man.
Une fois dans le temple, le tohu-bohu de la ville s'estompe, et on peut profiter du joli cadre :
Autre court trajet de tuk-tuk et nous voilà à Wat Phra Singh, également très agréable :
Discussion philosophique dans un jardin où des maximes de sagesse sont affichées sur les arbres :
Eléa et Lisa s'amusent bien ensemble, ici petite pause après avoir fait dix fois le tour du bâtiment :
Eléa escalade tout ce qu'elle peut, y compris ici :
Elle s'amuse aussi à faire sonner chaque cloche l'une après l'autre :
Retour à l'hôtel pour le check-out, puis déjeuner à notre cantine du midi juste à côté où voici Eléa (debout étant donné que la seule chaise bébé est bien sûr pour Lisa, plus petite) qui déguste une noix de coco, boisson qu'elle adore (Lisa aussi d'ailleurs !) :
Y compris, et c'est la nouveauté du séjour, elle aime racler la pulpe à l'intérieur avec une cuillère une fois l'eau bue. Il faut dire qu'avec 2-3 noix de coco par jour en Thailande, elle a eu maintes fois l'occasion de goûter et d'apprendre à apprécier !
Avant de prendre le shuttle pour aller à l'aéroport on a largement le temps de faire une troisième visite, à 5 minutes à pieds de l'hôtel : le Wat Chedi Luang.
La première partie est moderne :
A l'intérieur, il ne faut rien toucher du tout, du coup on finit par sortir Eléa qui ne l'entendait pas de cette oreille.
Elle passe alors un long moment à étudier le panneau des interdictions, cherchant tous les "F", puis tous les "O", etc; :-)
Derrière ce temple se trouve une partie bien plus ancienne, assez impressionnante :
Puis encore quelques pavillons originaux :
Voilà qui conclut notre séjour à Chiang Mai.
Le vol de retour se passe comme un charme pour nous puisqu'Eléa s'endort 15 minutes après le décollage et ne se réveille que 15 minutes avant l'atterrissage - il faut dire que dans l'aéroport elle montrait des signes de fatigues, compréhensibles vu qu'elle n'avait pas fait de sieste de la journée.
Au global, je dois dire que j'ai été un peu déçue de Chiang Mai : les temples sont certes beaux, mais la vieille ville n'est vraiment pas agréable ; quant à la nourriture, c'est assez inégal : on a eu d'excellents repas, et d'autres vraiment pas terribles. Les éléphants eurent beaucoup de succès, et nous avons aussi vraiment aimé la promenade dans les cascades, mais j'aurais aimé qu'il y en ait d'autres facilement accessibles (il y en avait d'autres, mais trop de trajet pour y arriver). Après, le fait qu'on ait deux enfants de 2 ans avec nous a forcément orienté nos choix, et sans doute que seuls nous nous serions aventurés plus loin/différemment (longues randos).
Ce qui est sûr, c'est qu'à notre goût, cela ne vaut pas la Nouvelle-Zélande ... mais j'avoue : la barre est très haute :-)
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