2017-01-06

2016-12 : Tasmanie - Hamilton et Haut Plateau


Pour nos vacances de décembre, histoire de changer de la Nouvelle-Zélande, nous avions décidé d'aller dans la montagne à quelques heures de Melbourne. Une collègue m'a avertie de l'infestation de mouches dans toute la région Victoria à cette époque de l'année, et nous avons donc légèrement changé nos plans : direction la Tasmanie !

Après 7 heures de vol de nuit faciles pour arriver à Melbourne, nous avons changé d'avion pour la seconde étape de 1h15 de vol. Tout aurait été vraiment parfait si celui-ci n'avait pas eu 1h30 de retard, et que ni Eléa ni Maéva ne voulait dormir dans l'aéroport (pourtant, avec les 3 heures de décalage horaire, il était 4h du mat' heure de Singapour ...).
A l'arrivée au petit aéroport de Tasmanie, on récupère - dans un vent froid qui nous dépayse immédiatement - notre voiture louée, incluant un siège bébé et un siège enfant, puis c'est parti direction Hamilton, à l'intérieur des terres, où nous passerons nos 3 premières nuits.

Les deux filles ont l'air d'apprécier leurs sièges respectifs, car elles s'endorment tranquillement. Nous faisons un arrêt à New Norfolk, dernier supermarché avant Hamilton (à 40km de route, et un bon 45 minutes ...), pour nous approvisionner, puis nous arrivons à Curringa Farm, ferme dans le domaine de laquelle se trouvent plusieurs chalets à louer.

L'après-midi se passe à pas grand chose, si ce n'est profiter des lieux en lézardant sur la terrasse :
 et en admirant la vue :

A part la salle de bain, peu pratique, le chalet est très sympathique, ici le salon :
 et là notre chambre :

Les deux filles dormiront dans la même chambre ; on se demandait comment ça allait se passer, et en fait elles ont toutes les deux adoré ! Le premier soir, elles ont tellement fait la fête ensemble, pendant bien une heure, qu'on se demandait vraiment si elles allaient s'endormir ...

Et le soir, dîner sur la terrasse :


Le lendemain, on prend la voiture pour aller au Mount Fields National Park, à environ 40km de là. Dès les premiers pas, on apprécie :

Et non loin, deux petits kangourous ! (des wallabies en fait)
Ce sont les premiers mais certes pas les derniers vus lors de notre séjour ...

Eléa marche, mais à son rythme qui est entrecoupé de mille choses à regarder partout : la forme des arbres, les fougères, les bâtons, les pierres, que sais-je :-)

On arrive en général à la faire avancer au rythme de "We're going on a bear hunt", génial livre en anglais qui se chante et se prête très bien à toute balade dans la nature :

Partout en Tasmanie, il y a énormément d'arbres tombés.
Et dans ce parc, on voit beaucoup d'arbres très grands - pas un séquoia, mais un Eucalytus Géant ; la photo peut vous donner une idée de la taille : le tronc est plus large qu'Aurélien est grand :

 La première partie de notre rando nous amèneaux Russells Falls, vraiment belles ; Eléa, comme Maéva sur mon dos, ouvrent grand les yeux (Aurélien et moi aussi, d'ailleurs) :


La deuxième partie de la rando se met à monter, ce qu'Eléa apprécie beaucoup plus que le plat :

On arrive ensuite au sommet de la cascade, si petit qu'on a du mal à imaginer que c'est bien là que débute la cascade :


On continue la rando pour faire la boucle de 2h-2h30 ; deuxième cascade, plus petite mais plutôt mignonne :

On continue à monter, mais les ventres des petites ont faim, alors on sort notre pique-nique en utilisant comme banc un tronc d'arbre le long du sentier ; on fait vite, car les moustiques ont également décidé de prendre leur repas, ce qui n'est pas de notre goût ... Aurélien en gardera le souvenir pendant plusieurs jours, tant que ses démangeaisons continueront ...

Après avoir monté, le sentier redescend, vers la troisième et dernière cascade du parcours :

La dernière partie de la rando est la plus éprouvante pour Aurélien, qui porte Eléa sur ses épaules pendant la majeure partie.

De retour dans la voiture, c'est magique : les deux s'endorment en un clin d'oeil, ce qui nous permet de retourner à New Norfolk faire des courses d'appoint ; paysage en chemin :


Le second jour, on décide de faire tranquillou, et comme le domaine de la ferme est énorme (il nous faut 15 minutes de voiture pour aller de l'entrée à notre chalet - bon ok, on roule doucement sur le chemin de terre, mais quand même ...), on en profite pour s'y promener ; on descend d'abord le long de la rivière :

Puis on remonte sur une colline ; Eléa se fait plaisir avec de grands bâtons :


Jolies vues du haut de la colline, avec Eléa qui nous rejoint à son rythme :


Le vent qui souffle est vraiment très fort, et très frais, et avec peu de choses pour l'arrêter ; les longues herbes ondulent et font penser à des vagues vertes :

De l'autre côté de la colline, on aperçoit un champ dans lequel se trouve l'un des troupeaux de moutons, et un autre champ de fleurs blanches, utilisées dans l'industrie pharmaceutique :

J'essaie de montrer les moutons à Eléa, mais elle préfère largement s'amuser avec un autre bâton trouvé, et taper sur les grands massifs chardons (mot qu'on vient de lui apprendre, et du coup à chaque fois qu'elle en voit un, elle nous le montre) :

Après cette courte (en kilomètres) mais intense et longue (en temps) promenade, retour dans le chalet pour le repas de midi puis une sieste.
Ici, Maéva, à fond :


L'après-midi après la sieste, seconde promenade sur le domaine, cette fois-ci au lieu de prendre sur la droite à la rivière, on prend sur la gauche.

Derrière ces arbres, le chalet qui nous héberge : la pleine nature !

Je porte Maéva, sur le dos - le matin je la portais sur le ventre car elle avait l'air fatiguée et que c'est une meilleure position pour qu'elle dorme, tandis que sur le dos c'est pour qu'elle profite de la vue !

 Eléa n'est pas motivée pour marcher, alors c'est Aurélien qui la porte en grande partie :


Encore un petit kangourou ; on l'a vu de très près, le contournant à quelques mètres pour ne pas le déranger :

 Eléa aime bien les obstacles :


Après cette courte balade, carpe diem sur la terrasse, où Maéva trouve toujours à s'occuper avec des feuilles, des brindilles : et là, il semble qu'Eléa essaie d'apprendre à Maéva des positions de yoga :-)



Le lendemain est une journée consacrée à changer de région : environ 3 heures de trajet pour traverser le plateau central de l'île puis rejoindre Sheffield, au nord de l'île. Et ça tombe bien, car il pleut des cordes !
Quelques photos en chemin, entre deux averses : des petites plaines, avec champs, prés et fermes :
Traversée d'une forêt, très sèche et toujours avec beaucoup d'arbres tombés/coupés au sol :
Un lac d'une couleur toute marron :
Bien que l'on soit sur l'une des routes principales, environ 20km sont non goudronnés, mais très bien marqués : on peut rouler à 60km/h sans problème - photo de la piste, avec un paysage de presque désert rocheux :
Aurélien le conducteur, avec en arrière plan le Great Lake :
L'effet voiture a opéré et on a bien avancé pendant deux heures le matin, les deux filles dormant paisiblement ; au réveil, en revanche, Maéva crie sa faim, alors dès qu'on peut on s'arrête à une mini aire panoramique donnant sur le Great Lake :
En sortant de la voiture, c'est le choc thermique : il fait absolument glacial dans le vent, alors on habille les filles de plusieurs couches, je mets ma polaire et mon coupe-vent, on prend notre pique-nique et on marche dans une sorte de garrigue jusqu'à trouver un endroit abrité.

On remonte dans la voiture et un peu plus loin on fait la balade du Pine Lake, connus pour ses très beaux pins ; là encore, le vent souffle et nous glace, alors c'est bien couvert et au pas de course qu'on fait les 500m de promenade, par ailleurs absolument magnifiques (les photos ne rendent pas justice au paysage) :

Arrivés au terminus, sur un promontoire donnant sur le petit lac, petite pause, le vent y étant moins fort :

Puis retour au pas de course à la voiture, dans laquelle on est ravis de retrouver le confort d'une zone tempérée :-)

On reprend la route vers Sheffield, et c'est lorsque l'on arrive ici, au sommet de la pente descendant vers les vallées et plaines du nord, que l'on se rend compte qu'on était à une bonne altitude (après vérifications, le Pine Lake est à 1200 mètres) :

Une fois redescendus de l'autre côté des grands plateaux, la végétation change complètement et devient verdoyante,
surtout à partir de Deloraine :
Après une pause à Sheffield pour nous ravitailler au supermarché (peu enthousiasmant niveau fruits, légumes, viandes et poissons ...), nous faisons les derniers 15km jusqu'à notre lieu de résidence pour les 3 prochains jours, au pied du Mount Roland, ici à l'arrière plan :
Arrivée à notre petit chalet, là encore sur le domaine d'une ferme ; ce qui est sûr, c'est qu'on est au vert ! Vue de notre salon sur le domaine de la ferme :
Vue de la fenêtre de notre cuisine : le Mont Roland :
Il fait bien frais, et la cheminée, déjà préparée, nous tend les bras, alors Aurélien se fait un plaisir de faire un feu, sous les yeux excités d'Eléa :







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