Après notre pique-nique au milieu des arbres, dans une végétation relativement sèche, nous entamons notre randonnée, un chemin qui longe les falaises.
La vue est rapidement splendide :
C'est l'endroit idéal pour montrer à Eléa l'océan (par rapport à la mer à Singapour), ainsi que la ligne de l'horizon :
Eléa adore regarder l'océan, les falaises et les vagues, du coup c'est difficile de la faire avancer : elle veut rester à regarder tout cela ...
La chanson "we're going on a bear hunt" la fait un peu avancer :
Mais en général c'est plutôt galère, surtout que quand ce n'est pas le paysage qui la scotche sur place, c'est taper de son bâton dans les plantes ; à un moment notamment, elle s'appliquait à toucher de son bâton chaque plante le long du chemin ...
En plus des petits kangourous habituels, on a eu l'occasion de voir un hérisson !
Autre joli point de vue sur le très découpé cap Hauy :
Autre bout de forêt à allure d'escargot, Eléa jouant avec son bâton dans chaque feuille et fougère passant dans son champ de vision ...
Arche dans la falaise qui a énormément plu à Eléa :
Puis nous arrivons au point maximal de notre balade du jour (le sentier continue sur encore des kilomètres et des kilomètres, mais ce ne sera pas pour aujourd'hui !), avec encore de magnifiques falaises à admirer :
Retour par le même chemin, à un rythme de tortue cette fois-ci (ce qui est une nette amélioration par rapport à l'escargot de l'aller ...)
Nous reprenons ensuite la voiture pour parcourir les derniers 15km jusqu'à Port Arthur, où nous passerons les trois dernières nuits de nos vacances en Tasmanie.
Le chalet est grand mais avec une salle de bain vraiment nulle ; le cadre est plutôt sympa mais sans commune mesure avec nos précédents logis - par contre, juste à côté de notre chalet part un sentier forestier :
Le sentier longe la baie de Port Arthur :
Eléa n'a pas perdu de temps et a trouvé un super bâton :
Le sentier mène à une plage où Aurélien et Eléa se sont amusés notamment à faire du kung-fu avec le-dit bâton :-)
Je suis venue les rejoindre une fois Maéva réveillée de sa sieste et quelques menues courses faites, lors desquelles j'ai acheté toutes les pommes-de-terre et tous les poivrons disponibles de la petite épicerie du coin : 2+2 ! il faut dire qu'il n'y a que 500 habitants à Port Arthur ...
Quand il a été l'heure de repartir de la plage, Eléa a pleuré toutes les larmes de son corps : "je voulais encore rester !" ; on lui a promis de revenir le lendemain, et le surlendemain.
Le lendemain, nous partons à pieds de notre chalet et empruntons le sentier qui longe la baie. L'arrivée sur Port Arthur est majestueuse, avec ses grands Eucalyptus Géants :
Vue sur l'ancienne prison de Port Arthur, et sur les ruines du quartier résidentiel derrière (principalement les soldats, les gardiens, les officiers, et leurs familles) :
L'ex tour de garde :
La maison du commandant en chef de Port Arthur, que l'on a aussi pu visiter à l'intérieur avec ancien mobilier conservé :
Maéva est fatiguée (sa sieste principale est le matin), alors je la porte sur le ventre - et elle finira par s'endormir, pour environ 45 minutes. Ici, le réveil :
Port Arthur n'était pas une ville : hormis les prisonniers, leurs gardiens, les militaires et leurs familles, personne ne vivait là. Port Arthur était une prison avec nombre de bagnards, dont le rôle était de construire des bateaux - c'était en fait un chantier naval. Dans l'échelle des différentes prisons, c'était un endroit relativement prisé.
Ici les ruines de la prison vue de derrière :
Et sur la colline les ruines de maisons et d'une école (celle des enfants des gardiens et militaires) :
Un peu plus loin, au-delà d'une grande pelouse, on aperçoit comme des tourelles de chateau ; on s'y dirige ; ici, Eléa nous suivant à son rythme, avec la prison en arrière-plan :
Il s'avère que ce n'est pas un château, mais une église !
Un incendie a brûlé tout ce qui était à l'intérieur ainsi que le toit, en revanche les murs de pierres sont restés plutôt intacts :
C'était une église multi-confessionnelle : il n'y avait pas suffisamment d'habitants et de prisonniers sur place pour construire une église chrétienne, une église protestante, une église anglicane, etc...
Maéva commence à s'agiter : bientôt l'heure du repas de midi ! Pour rentrer rapidement, hop Eléa a droit de monter sur les épaules d'Aurélien, ce qui nous permet de faire les 15 minutes à pied en effectivement 15 minutes au lieu des 45 de l'aller :-) Ici, l'allée qui descend de l'église avec sur la gauche le jardin botanique du lieu.
L'endroit nous a plu, et on a été surpris de la surface et de la quantité de vieilles pierres, ainsi que de l'atmosphère très anglaise, avec ses grandes pelouses, ses beaux arbres, ses briques, et bien sûr le jardin botanique !
Quant à Eléa, elle a vraiment adoré et se faisait un plaisir de passer par tous les escaliers, les ruelles, les recoins :-)
Après notre repas de midi, chose promise chose due, Aurélien part avec Eléa à la plage à 5 minutes à pied de notre chalet ; comme la veille, je viens m'y promener avec Maéva après sa sieste, l'occasion de prendre ces quelques photos d'Eléa s'en donnant à coeur joie :
Aurélien et Eléa y restent une bonne partie de l'après-midi (presque 4 heures d'affilée !) ; après être passée leur faire coucou avec Maéva, je retourne au chalet et pose Maéva sur l'herbe de notre jardin pour l'une de ses activités favorites : jouer avec l'herbe, les brindilles et mille autres petites choses :
Le lendemain, dernier jour complet de nos vacances, j'ai beaucoup hésité entre une rando le long des falaises (j'en avais très envie : j'adore les falaises ! et la péninsule Tasman offre une multitude de randos magnifiques le long des côtes ...) et une marche sur un circuit plus court entre forêt et côte avec quelques ruines en chemin.
Eléa ayant vraiment adoré la visite de la veille, la balance penche sur la seconde option.
Nous prenons la voiture pour les 20km jusqu'au Coal Mines Historic Site ; la péninsule Tasman est vraiment un bel endroit, ici une photo en route :
Le trajet est assez court, mais Maéva trouve le temps de s'endormir !
Nous garons la voiture ; il s'avère que nous sommes les seuls ! (ou les premiers)
On commence la balade, dans une sympathique forêt :
Après avoir regardé le trou béant de l'une des entrées de cette ancienne mine de charbon (trou par ailleurs complètement scellé au béton), le sentier descend de la colline ; Eléa marche plutôt bien :
Ce qui n'empêche pas bien sûr de s'arrêter pour voir combien il faut de coups de bâtons pour casser une fougère ... :
Nous arrivons aux premières ruines ; c'est nettement plus détruit qu'à Port Arthur :
Ici l'esplanade avec les ruines de la prison - les bagnards avaient une super vue, en revanche ici on est au bas de l'échelle des prisons : le travail au fond de la mine était très fatigant et très dangereux ; du coup étaient envoyés ici les prisonniers qui s'étaient mal comportés ailleurs :
Et ici, les cellules d'isolement ; c'est la première fois qu'Eléa visite une prison et voit des cellules ; cela l'a beaucoup intéressée - il faut dire qu'à l'école entre enfants ils doivent jouer à la police car on l'entend régulièrement s'exclamer : "non, ne fais pas ça, arrête ! sinon j'appelle la police et ils te mettront en prison !" :
On poursuit sur le chemin qui mène à l'ancien débarcadère (dont il ne reste rien) où arrivaient les bateaux pour venir prendre leur cargaison de charbon ; la baie est vraiment splendide :
On remonte de cet ancien débarcadère par le sentier tout droit qui monte jusqu'à l'ancienne entrée de la mine, en haut de la colline ; le sentier est tout droit, car c'est par là que passaient les wagonnets qui transportaient le charbon d'en haut jusqu'au débarcadère, le poids des wagonnets descendant pleins de charbon faisant remonter les wagonnets vides d'en bas ; de façon à ce que le système fonctionne bien, la pente de la colline avait été "lissée" de façon à ne pas dépasser 10% ou 15% d'inclinaison.
Le sentier est constellé de petits bouts de charbon, ce qui nous donne l'occasion d'en montrer à Eléa.
Après avoir eu une petite frayeur (les portes de la voiture grandes ouvertes), on respire car il n'y manque rien : on a tout simplement oublié de les fermer avant de partir marcher !
On reprend la voiture dans l'idée, vu qu'il est presque midi, de trouver un endroit sympa pour pique-niquer, mais les deux filles s'endormant rapidement, on poursuit jusqu'à en fait retourner au chalet. Photo d'Eléa poursuivant sa sieste matinale dans la voiture :
L'après-midi se passe comme la veille : je reste avec Maéva pendant sa sieste, puis je sors avec elle pour qu'elle puisse s'amuser dehors avec des brindilles, des feuilles, etc., pendant qu'Aurélien et Eléa jouent sur la plage.
Quelques photos de la soirée, Maéva déjà en pyjama, et Eléa dessinant sur les cartes touristiques en papier avec force commentaires de son cru ("là c'est la prison, après on tourne et c'est la plage" sur une carte du plan de la ferme de Brickendon en plein milieu des terres :-):
Ce soir-là, un wallaby vient grignoter juste devant les fenêtres de notre salon et à côté de notre voiture de location ; l'occasion encore pour nos deux filles d'observer cet animal - on en a vu quasiment tous les jours, mais là il se démarque bien du paysage (d'habitude, en pleine forêt, son pelage brun se distingue moins, même à quelques mètres) :
Le lendemain, notre avion quittant la Tasmanie est vers 15h30, du coup la matinée se cantonne à peu de choses sur le chemin entre Port Arthur et l'aéroport de Hobart (1h15 de trajet).
Premier petit arrêt : une balade de 15 minutes au Tasman Blowhole : un tunnel sous la roche terminant dans un cul de sac de rochers qui, à marée haute, fait jaillir des embruns quand les vagues s'y écrasent. On n'est pas à marée haute lors de notre passage, du coup on voit juste un tunnel avec des vagues qui arrivent tranquillement - et c'est déjà très intéressant pour un enfant de 3 ans !
On fait le petit tour du point rocheux ; ici Pirates Bay :
et là l'océan :
De jolies vues à tous endroits qu'Eléa ne se lasse pas de regarder :
Il y a aussi un mini port :
Eléa a observé avec attention un 4*4 allant en marche arrière jusque dans l'eau pour que le propriétaire puisse accrocher à son porte-bateau son zodiac, posant mille questions sur l'opération :-)
On a aussi eu la chance de voir un plongeur avec harpon revenir sur la jetée, avec plusieurs poissons et un calamar péchés ; enfin du poisson !!!!
Avec tout ça, la petite balade de 15 minutes nous en a bien pris 45 - du coup, sur la fin, Aurélien est venu nous rejoindre avec Maéva réveillée de sa sieste matinale habituelle.
On remonte en voiture pour quelques kilomètres ; on fait un petit arrêt au point de vue panoramique de Eaglehawk Neck : Pirates Bay juste en bas, et le très découpé cap Hauy tout au loin :
Nous poursuivons notre route, quittant progressivement la péninsule Tasman avec de très belles vues de notre voiture :
Les paysages côtiers laissent peu à peu place à la campagne :
Petite pause à Sorell pour remplir le réservoir de la voiture et l'estomac de Maéva qui crie famine à 12h tapantes, puis nous arrivons à l'aéroport vers 12h30 - bien trop tôt en fait : le check-in ne début que 2 heures avant le vol, donc on patiente une heure sur une rangée de sièges, le moins dans le passage possible pour que les deux petites puissent tout de même dépenser leur énergie débordante sans se faire réprimer dans leur élan toutes les 3 minutes.
Une fois le check-in fait, on passe dans la partie suivante, et là les deux s'en donnent à coeur joie : Maéva joue à cache-cache entre les rangées de sièges :
et un peu plus loin se trouve un module de jeu très simple mais très efficace : l'heure et demie d'attente avant l'embarquement est passée en un éclair :
Le court vol jusqu'à Melbourne s'est bien passé ; Maéva commençant à s'endormir pour sa sieste de l'après-midi, je l'ai passée en porte-bébé ventral une fois descendus de l'avion.
Elle venait de s'endormir à peine 5 minutes auparavant quand nous avons dû passer la sécurité pour entrer dans la partie aéroport international, et là, 2 agents complètement obtus m'ont obligée à enlever le porte-bébé pour le passer au scanner, alors que Maéva dormait enfin ! Je l'ai gardée dormant contre moi, mais au moment de renfiler le porte-bébé, après le scanner, arg, elle s'est réveillée. J'ai essayé de la rebercer pour qu'elle se rendorme, espérant que le réveil ne dure que 2 minutes, mais impossible.
Du coup, je l'ai descendue du porte-bébé, et elle s'est amusée pendant les 20 minutes avant notre montée dans l'avion pour Singapour.
Tout ceci a son importance, car n'ayant pas eu sa sieste de l'après-midi, elle était très fatiguée et nous a mené une vie infernale pendant les deux premières heures du vol pour Singapour, refusant de se rendormir alors qu'elle était crevée et que c'était l'heure de se coucher pour la nuit - le fait qu'elle ait réussi à s'endormir une première fois dans le couffin, mais qu'on ait dû la ressortir 3 minutes après car le commandant avait actionné le bouton "mettez vos ceintures" pour trois pauvres petites turbulences, n'a vraiment pas aidé ; je crois qu'on l'a maudit ce commandant pendant bien 45 minutes, le temps que Maéva arrive à se rendormir une troisième fois, cette fois-ci enfin la bonne ! Et sur les genoux d'Aurélien, histoire de ne pas renouveler l'expérience horrible de devoir la ressortir du couffin et la réveiller par la même occasion ...
On a d'ailleurs très bien fait, car autant la première partie du voyage était calme, autant la seconde moitié a été pas mal secouée et là effectivement le bouton "gardez vos ceintures" était justifié et Maéva aurait de toutes façons dû rester à dormir dans nos bras.
Eléa, de son côté, a été très agréable comme dans tous les trajets récents ; regardant partout, commentant, obéissant à nos instructions, les devançant même parfois. Elle a aussi pu regarder Frozen (la reine des neiges) sur sa télé. Je ne sais pas à quel point la télé contribue à ce qu'elle adore l'avion, vu qu'elle ne la regarde pas sinon ; je pense que cela aide pour les longs trajets, mais ce qui est sûr c'est que dans les 75 minutes de vol entre Hobart et Melbourne (sans télé) elle avait été tout autant agréable !
La fin du voyage s'est terminée sur un autre accro : à l'arrivée à Singapour, notre valise manquait à l'appel ... Elle a soit dû rester au terminal domestique à Melbourne (le transfert devait pourtant être automatique), soit poursuivre dans l'avion de Melbourne jusqu'à Dubaï, Singapour n'étant pas la destination finale de l'avion.
Heureusement, à ce moment là nous étions à Singapour, et l'efficacité s'est mise en marche : en 15 minutes notre dossier était préparé par la préposée aux bagages perdus, sans aucune attente, et ils nous ont dit qu'ils nous rappelleraient sous 24h pour nous dire quand elle nous serait rendue.
Il était alors minuit à Singapour, nous sommes montés dans un taxi de suite et nous avons tout pu terminer notre nuit sans presque avoir été retardés par cette valise égarée.
Notre valise nous a été localisée effectivement le lendemain, et livrée à la maison le surlendemain matin.
Ces désagréments mis à part, et nonobstant le manque de poisson dans des bourgades de bord de mer, nos vacances furent excellentes, avec une kyrielle de souvenirs : les feux de cheminée, les lampes chauffantes de salle de bain, les petits kangourous, les cascades, les belles forêts, les plages, les vieilles pierres, les falaises, les deux fillettes complètement absorbées dans les différents environnements, Maéva jouant avec des brindilles, Eléa avec des bâtons, nos deux filles s'amusant follement dans leur chambre ensemble, et mille autres petites choses !
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