Ce second jour, plus besoin de passer par la case tickets, déjà achetés la veille, donc après un copieux petit-déjeuner nous nous rendons directement en voiture à Angkor Thom, ancienne cité impériale toute proche d'Angkor Wat.
A sa grande époque, c'était l'une des villes les plus peuplées sur Terre - mais il n'en reste plus que les grands murs extérieurs et le temple en son centre ; j'imagine que les maisons étaient en bois et que c'est pour cela qu'il n'en reste plus rien, ayant été laissées à l'abandon pendant des siècles, la jungle a repris ses droits.
Après avoir franchi le pont qui passe sur les douves et la majestueuse porte Sud, la voiture suit un petit bout de route qui nous mène au centre exact de Angkor Thom, au temple du Bayon :
Il est possible de parcourir le kilomètre entre la porte Sud et le Bayon à dos d'éléphant, c'est donc l'occasion pour nos deux filles d'en apercevoir quelques uns !
Dès la première volée d'escaliers montée pour arriver aux premières pièces, Eléa est à fond :
Elle observe partout :
Et c'est elle qui mène le rythme :
La visite est rendue pénible car les axes principaux dans le temple sont absolument bondés,
en revanche dès que l'on s'en écarte un peu, on se retrouve surprenamment seuls :
Du coup on en profite pour descendre Maéva du porte-bébé et la faire gambader :
toucher :
grimper des marches :
et descendre des escaliers :
Et pendant ce temps-là, Eléa joue à "oh, il y a un loup là-bas", tout en éclatant de rire :
Après cette visite, nous remontons dans la voiture et continuons la traversée de la forêt qu'est maintenant Angkor Thom pour ressortir par la porte Nord. Quelques kilomètres plus loin se trouve notre seconde destination de la matinée : Preah Kan. C'est le premier temple devant lequel ne se trouvent pas des dizaines de cars touristiques ; le parling est même plutôt petit : serait-on en dehors du parcours habituel des tours opérators chinois ?
Un pont permet de passer les douves :
Le pont laisse la place aux remparts et à l'une des quatre portes de Preah Kan :
La porte franchie, nous voilà sur une allée ensablée rectiligne :
Celle-ci mène au temple, dont l'architecture est tout en longueur, succession de salles après succession de salles, toutes sur une même ligne.
Comme d'hab, Eléa adore les vieilles pierres et c'est un vrai plaisir de visiter avec elle ; on imagine ce que chaque pièce pouvait être (ça, c'était la salle à manger, ça s'était les toilettes - ah bon, en plein milieu du couloir ?) :
Elle nous donne aussi beaucoup de conseils : "attention maman à la marche" :
"A ton tour, mamie !"
"C'est bon, papi, à toi de passer !" :
Certaines parties sont bien écroulées, et même si c'est bien moins impressionnant qu'à Ta Prohm, les arbres ici aussi se jouent des murs :
Maéva devenant grognon, je la passe sur le porte-bébé ventral, mais ce n'était pas une bonne idée ; après qu'elle aie pleuré toutes les larmes de son corps, Aurélien la prend dans ses bras, et tout de suite ça va mieux :
Car évidemment, ce qu'elle voulait, ce n'était pas dormir, c'était marcher toute seule et explorer !
Après cette matinée, nous rentrons déjeuner, à notre habitude, à l'excellent restaurant de l'hôtel. Après une sieste (j'arrive à coucher Maéva sans trop de problème, ouf), le soleil est redescendu et c'est l'heure de la séance piscine à laquelle, chose rare, je participe (il faut dire que j'ai bien transpiré à porter Maéva une partie de la matinée, alors un peu de rafraîchissement me tentait bien), pour le plus grand plaisir d'Eléa :
Elle est bien entourée :
Mais sa station préférée est au bord de la piscine, à jouer avec les cailloux et les quelques feuilles tombées par là :
Nous faisons plus ample connaissance avec un autre couple de français avec deux enfants, basés à Pnom Penh, qui au passage propose de nous prendre en photo tous en famille :
En fin d'après-midi, nous faisons le tour de l'hôtel (Eléa avec les chaussures de sa mamie, c'est beaucoup plus marrant) :
A cette occasion, Maéva m'a épatée : elle a fait tout le tour en marchant toute seule, elle était à fond !
Au passage on a observé quelques oiseaux, un lézard, ainsi qu'un arbre à durian (ou ce qui y ressemble), d'autres arbres fruitiers, et, surprise :
du coton !
Le soir, dîner évidemment à l'hôtel, ce qui nous donne l'occasion de reprendre nos plats cambodgiens favoris, ayant terminé le tour de la carte le midi :
Pendant le dîner, Eléa joue avec sa copine française du week-end, Justine, presque le même âge :
Bilan du week-end :
- destination hyper facile depuis Singapour : 2 heures de vols, puis tout est à 20 minutes en voiture (à bon entendeur, à bientôt lors de votre escale !)
- je recommande ardemment notre hôtel et son excellent restaurant de cuisine cambodgienne
- temples très beaux, magnifique site, de quoi se régaler culturellement
- en revanche, penser à aller à Angkor au plus bas de la saison basse, parce que la foule est vraiment plus que pénible sur les 3 temples les plus connus - ou alors, n'aller qu'aux temples moins connus - dire qu'on n'était même pas à la période de plus haute fréquentation, je n'ose pas imaginer ce que ça peut être en décembre ou en janvier (début mars est la toute fin de la période haute) - et chaque année ça empire : les français rencontrés, vivant au Cambodge depuis près de 10 ans, disent que jusqu'en 2011 environ, il n'y avait aucun car touristique chinois ... ; nous-mêmes avons constaté une énorme différence : alors qu'Aurélien et moi habitions à Hong-Kong (jusqu'en 2013), j'avais pensé déjà aller à Angkor sur un week-end, mais il n'y avait alors aucune ligne directe, alors que cette fois-ci à l'aéroport, nous avons vu trois compagnies aériennes différentes desservant Hong-Kong, sans compter celles desservant la Chine ! Comme pour l'instant seulement environ 120 millions de Chinois voyagent à l'étranger, cela pourra facilement tripler sous dix ans ...
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