Après une nuit passée sous le lit (quand je suis entrée dans sa chambre le matin je ne la voyais nulle part, ce n'est qu'en l'appelant et en l'entendant répondre des tréfonds de la terre que j'ai compris où elle se trouvait et que je l'ai aidée à s'en extirper) et un bon biberon, dès qu'on ouvre la porte pour sortir Eléa se précipite sur sa porte de voiture, montrant qu'elle apprécie soit le siège-bébé, soit le voyage, soit le fait d'arriver à différentes destinations et d'avoir de nouveaux endroits à découvrir !
On se croirait dans un pré-désert : la terre est extrêmement sèche, presque du sable :
exception faite des berges de la Waihohonu River, qui descend des pentes du volcan Ruapehu pour se jeter dans la Tongariro River :
La rando est trop ensoleillée, les passages de forêts étant hélas trop courts - on en profite néanmoins évidemment pour laisser Eléa gambader :
Ceci dit, elle ne se contente pas de ces trop courts moments, et exige d'être posée y compris dans des endroits très ensoleillés - alors on fait un compromis, et on l'oblige à être portée par Aurélien dans les passages sans aucune ombre, mais on la libère à ses explorations dès qu'il y a un chuya d'ombre :
Après avoir déjà pas mal marché, on n'a pas de visibilité sur si la randonnée continuera sous le soleil ardent ou si elle finira enfin par rejoindre de la forêt, et on décide finalement pour protéger la tendre peau d'Eléa de faire demi-tour et d'aller randonner ailleurs où il y aura de l'ombre.
Ceci dit, j'ai beaucoup aimé les paysages, ici un petit panorama :
On a fait le retour le plus rapidement possible, du coup pour qu'Eléa accepte d'être portée Aurélien a dû déployer des trésors d'imagination et de résistance musculaire, obtenant de belles récompenses par les éclats de rires d'Eléa et ses "encore !" :
Après 1h30 de rando on retrouve ainsi notre voiture, que l'on amène au creux d'un vallon un peu plus loin pour y pique-niquer à l'ombre.
Puis on poursuit le trajet jusqu'à une autre extrémité du Tongariro National Park, là où arrive le fameux Tongariro Alpine Crossing que l'on va donc parcourir sur sa dernière section, presque jusqu'à la Ketetahi Hut.
Alors qu'on n'a pas vu âme qui vive le matin, ici c'est presque foule ! Il faut dire que pour tous les touristes/randonneurs passant en Nouvelle-Zélande, s'il n'y a qu'une seule randonnée à faire c'est le Tongariro Alpine Crossing ...
Ceci dit, malgré le nombre important de marcheurs, on est ravis d'avoir abrégé la randonnée précédente et d'être venus ici : enfin de la forêt ! En plus, ça monte bien, ce qui n'est vraiment pas pour nous déplaire :-)
Photos de la montée, dans une ombre bienfaisante :
Je ne sais pas si c'est l'ombre ou autre chose, mais alors qu'Eléa n'était pas facile à satisfaire ce matin, là c'est exactement l'opposé : elle adore tout, et fait même tout un bout de chemin à un bon rythme, d'ailleurs saluée ou applaudie par les gens amusés qui nous croisent !
On arrive à la fin des arbres, où la vue s'ouvre - le paysage n'est pas ouf (il l'est, mais bien plus loin à 3-4h de rando, ce qu'on n'a pas les moyens de tenter car ça fait du 8h au total et pas sûr que notre miss l'accepte...), le véritable attrait c'est la superbe forêt qu'on a parcourue :
On retrouve là un peu la végétation de toundra désertique volcanique du matin :
Rappel que cette randonnée passe dans des passages potentiellement dangereux car en activité :
Quelques photos souvenir côté volcan montrent d'ailleurs les volutes qui s'en échappent en permanence de plusieurs endroits :
Puis redescente par le même chemin dans cette très belle forêt, Eléa passionnée, à tout regarder partout, sur les épaules d'Aurélien :
Passage de 10 minutes qu'il est demandé de parcourir rapidement car il s'agit d'une voie devenant la proie des éléments en cas d'éruption ou d'inondation torrentielle :
Nous avons tous les deux adoré cette magnifique rando et on la recommande chaudement à ceux qui passeraient par là-bas.
Après cette journée fort intense, de retour à l'appart, Eléa s'en donne à coeur joie dans un registre plus moderne, moins nature, mais certainement pas moins intéressant - et toujours avec son maillot de bain sur la tête !
Elle a tenu toute cette journée très physique sans aucune sieste, alors à 19h c'est au dodo ! Elle ne demande pas son reste - et ses parents non plus, d'ailleurs, je pense qu'à 20h30 on dormait tous :-)
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