2013-02-01
2012-12 New Zealand : J9 - de Wanaka à Haast
Ce matin, on décide de troquer nos céréales contre un petit-dèj en ville, histoire de se balader un chuya à Wanaka.
Ici, le bord du lac du centre-ville :
Là, les tables en terrasse où on prend notre petit-dèj et où des moineaux tentent inlassablement de s'approcher de nos assiettes pour y picorer, comme si on ne les voyait pas arriver :)
(la tarte c'est une tarte au caramel : miam, et idéal carburant pour la journée vu le nombre de calories au cm2 !)
Et là encore le bord du lac, avec Aurélien assis sur les rochers à checker, pour la seule fois du voyage, ses emails grâce au wifi gratuit :
On prend ensuite tranquillement la route vers la vallée de Makarora (1h de trajet), où on va essayer de faire une rando, si le temps, menaçant, le permet ...
Très peu de temps après être sortis de Wanaka, on atteint le lac Hawea :
Le temps n'est pas clément, donc pas d'arrêt, la route défile :
Une fois le lac Hawea dépassé, un coude de la route nous ramène au bord du lac Wanaka, mais 50km plus loin de la ville maintenant :
Quelques photos de ce très grand lac, en son centre :
Puis on quitte la région des grands lacs (Tekapo, Pukaki, Wakatipu, Te Anau, Wanaka, Hawea) pour arriver dans la vallée de Makarora :
Le camping de Makarora n'est pas très engageant, et de toutes façons ce n'est que le début d'après-midi, donc on décide de ne pas y passer la nuit. On doit également délaisser la rando montant sur l'un des plus hauts sommets car vu la tête des nuages, il vaut mieux rester sous la protection de la forêt pour au moins encore quelques heures ...
Du coup, l'option restante est une balade en forêt partant des Blue Pools et s'enfonçant aussi longtemps qu'on le souhaite (y compris plusieurs jours pour les aficionados) dans le Aspiring National Park.
Le début est pour tous les niveaux et constitue une balade familiale de 20 minutes aller-retour jusqu'aux fameuses Blue Pools.
Encore une fois, voilà une magnifique forêt :
Les Blue Pools ne sont en revanche pas au sommet de leur forme azurée, peut-être la faute à la couverture nuageuse du jour ?
Au niveau de la rivière, nous quittons la balade pour emprunter le sentier de randonnée. Plus exactement, en néo-zélandais "tramping track", ce qui signifie que ce n'est pas un sentier clairement marqué, mais qu'il s'agit d'un itinéraire guidé par des balises à intervalles réguliers.
La catégorie la plus difficile de randos est les "route" (à prononcer à l'anglaise) ce qui, toujours en néo-zélandais, signifie que les balises ne sont disposées qu'à intervalles très irréguliers, qu'une boussole est absolument nécessaire ainsi qu'une carte topographique détaillée, et qu'il peut y avoir des rivières à traverser à pieds (i.e. pas de pont).
De mon point de vue, je ne souhaite pas faire de "route" car je n'aime pas l'idée de ne même pas savoir si je suis sur le bon chemin ou si on est perdus. En revanche, les "tramping track" me vont, car les balises sont régulières et qu'on ne peut donc se perdre qu'au maximum sur quelques minutes. Je ne donne que 3 conditions pour m'y engager : on fait demi-tour dès qu'il se met à pleuvoir, s'il faut traverser un ruisseau ou une rivière en se mouillant les jambes et le pantalon, ou si on ne voit plus de balises.
Quant à Aurélien, il est absolument ravi de sortir des sentiers et de se sentir dans de la vraie forêt immaculée !
Le début commence fort, et je dois repartir vers le campervan pour m'équiper de mes chaussures de randonnée (j'étais partie avec des tennis de ville, mais j'ai vite compris que je ne pourrais pas aller loin avec ...), histoire de repartir d'un bon pied :
La rando est absolument sublime, et absolument pas un chat sur les 2 heures qu'on y a passées ! Le monde nous appartient :)
(sur la photo ci-dessus cherchez Charlie = la balise)
Aurélien est au 7ième ciel d'un bout à l'autre, et cela se comprend sans peine :
Le passage le plus difficile : un pan très pentu, moussu donc très glissant, et parcouru de ruisseaux donc très humide, mouillé et particulièrement casse-gueule :
Après cette rando qui va rester dans nos têtes pour longtemps, on reprend la voiture pour essayer d'atteindre Haast, la prochaine ville (à 2 heures de route), et la première sur la côte Ouest.
C'est donc nos adieux à cette région montagneuse si belle qui nous a enchantés pendant 8 jours entiers ...
La route entre Makarora et Haast serpente entre les montagnes et nous fait passer devant pléthore de cascades, de rivières et de torrents, par exemple ici :
Notre campervan garé dans un cadre typique de cette belle route :
Au bord de la rivière :
Nous rapprochant de Haast et de la porte de l'Ouest, peu à peu les vallées étroites s'élargissent, les torrents s'étalent en rivières, et la végétation change :
Haast ne compte que 300 habitants ou à peine plus, et aucun des deux campings n'est engageant, mais on n'a aucune envie de poursuivre plus loin vu l'heure, donc on choisit le moins moche des deux.
Le soir on va dîner dans le seul bar/resto du coin, et voici au passage une photo de l'unique route principale du village :
Ce bar/resto nous fait une impression assez forte car il sent la ruralité profonde ; pas vraiment notre milieu, il faut bien le reconnaître. Mais la bière est bonne et le repas, bien que standard, a des proportions généreuses ce qui ne manque pas de nous satisfaire vu que l'on n'a pas mangé grand chose depuis notre petit-dèj à Wanaka !
Quant au soir, avant de pouvoir s'endormir tranquillement, c'est une lutte intense pour écraser toutes les mouches ayant pénétré l'habitacle de notre voiture, car on s'est vite rendu compte que ces mouches qui nous semblaient inoffensives (ce sont des mouches !) s'avéraient en réalité très piquantes :(
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