2013-01-11
2012-12 New Zealand : J1&2 - Christchurch & Rakaia
Comme je change de contrat à fin décembre, et que je ne peux pas transférer mes vacances de l'un à l'autre, on est bien obligés de vider notre solde de congés en décembre ... et l'une des destinations qui me faisait rêver est idéale en décembre : la Nouvelle Zélande !!
Aurélien adhère tout de suite à l'idée, Le Seigneur des Anneaux n'y étant certainement pas pour rien ^^.
Donc c'est décidé : ce sera deux semaines de vacances en Nouvelle Zélande, en pleine nature !
On constate rapidement sur internet que deux semaines c'est très court par rapport à tout ce qu'il y a à découvrir, et que l'on doit donc choisir l'une des deux îles seulement. L'île du Nord est plus accessible (vols directs de HK), plus peuplée (c'est là où sont Auckland et Wellington), et très belle. Mais l'île du Sud remporte tous les suffrages et superlatifs sur les sites et les forums, donc c'est pour celle-ci que notre coeur balance.
Problème : c'est pile la saison haute, car cela coïncide avec les vacances d'été et de Noël. Du coup, on se dit qu'on risque de galérer avec les hôtels, et il semble que le camping-car soit un moyen incontournable en NZ, donc Aurélien nous déniche le meilleur compromis taille-prix : suffisamment grand pour contenir pendant 14 jours ses 1m87, suffisamment petit pour que la conduite ne soit pas une épreuve ni faire le plein un carnage. Bon, saison haute oblige, tous ceux répondant à ce critère sont déjà pris, et c'est donc avec un engin plus grand qu'escompté qu'on devra parcourir les routes.
Le vol HK-Sydney puis Sydney-Christchurch nous amène en 15 heures de voyage (imaginez le trajet venant de France ...) à notre destination. La vue à l'arrivée sur les sommets enneigés ceignant des plaines vertes nous laisse augurer de belles choses ...
Ce premier jour, on a décidé de ne pas réitérer l'expérience canadienne où après plus de 12h de trajet on avait enchaîné 3 heures de conduite, donc on commence tranquillou par une nuit d'hôtel à Christchurch.
Etant arrivés en milieu d'aprèm, on a le temps pour une balade en ville, à commencer par le très grand parc à côté de notre hôtel qui nous sépare du centre :
Eh oui, NZ oblige : des joueuses de rugby sont en plein entraînement !
Ayant traversé le parc, on atterrit dans d'autres rues version banlieues américaines avec des maisons, une pelouse et un trottoir, le tout très droit, bien tondu et propret. Mais en fait, il n'y a plus de centre : le tremblement de terre de 2011 a tout détruit, et ils sont encore en train de déblayer et reconstruire, le tout étant entouré par des grillages qui en interdisent l'accès.
Du coup, on erre par les rues sans intérêt, cherchant un restaurant mais un commerce sur deux est fermé, les vitres brisées et la poussière d'un an accumulée dans les locaux.
Photo d'un immeuble :
On finit par tomber sur un endroit fait de bric et de broc (en fait des parasols, des tables de jardin, des camions et des bus) mais très animé où on mange notre premier repas néo-zélandais : des burgers. Le mien est original, à base d'un champignon local hyper impressionnant car gigantesque : son diamètre est celui du burger !
Le lendemain matin, on rejoint l'endroit de location de camping-car où on a réservé notre mastodonte, et là les vacances commencent mal : on attend 1h20 avant qu'un employé s'occupe de nous, puis ils rajoutent pleins de frais par rapport à ce qu'on pensait devoir payer. En fait, globalement, la location c'est pour le véhicule seul, et toute chose supplémentaire est à payer. Le point qui nous a fait plus que râler est qu'ils chargent 2% sur les paiements par carte. OK, mais du coup on demande à payer en cash. Ah non, ils n'acceptent pas le cash, il faut payer par carte, et les 2% supplémentaires ! Incroyable, donc pour la forme on les saoule bien. La nana reste très calme, il faut lui reconnaître cette qualité.
Aurélien s'attelle à conduire, et les débuts sont chaotiques : entre la taille de l'engin, la conduite à droite et le boitier de vitesses à gauche, il y a de quoi s'emmêler les pinceaux, d'autant plus qu'il faut qu'on retraverse tout Christchurch et sa circulation plutôt dense pour aller chercher ma traduction de permis de conduire...
Car en NZ, le permis français ne suffit pas : il faut soit un permis international soit un permis traduit par un traducteur agréé. Et ayant conduit sans problème aux US et au Canada, on ne s'était absolument pas préoccupés de ce point, jusqu'à 48h avant notre départ où Aurélien a entendu son collègue en parler (lui part également en NZ, mais deux semaines plus tard), et là, gros moment de stress !! Il a pu faire faire sa traduction au consulat à HK, mais a dû beaucoup insister car les délais sont normalement plus longs. Du coup, histoire de ne pas trop abuser, il a cherché un autre moyen pour le mien, et il s'avère qu'il y avait une consul-honoraire de France à Christchurch, habilitée aux traductions. Donc ni une ni deux, je lui ai scanné mon permis, envoyé par email, et on a pu aller récupérer la traduction à Christchurch en ce beau vendredi : ouf !
Après ce gros détour de l'autre côté de la ville et un arrêt dans un supermarché - qui nous enthousiasme, nous pauvres habitants de HK (où les supermarchés ne sont pas les plus épanouissants surtout par rapport à la France) : propreté, modernité, fruits et légumes à gogo, produits locaux en veux-tu en voilà, larges choix dans toutes les catégories (sauf le fromage, qui à part les fromages à la hollandaise, ne propose que des bleus, du brie et du camembert) - c'est le vrai départ, avec comme première destination Rakaia Gorge.
J'ai passé pas mal de temps à décortiquer les routes, les randos et tous les autres attraits de cette île du Sud, et Rakaia Gorge combinait un temps de trajet court (1h30 de Christchurch seulement) avec la possibilité de faire des randos de durées variées entre 1h et 4h : idéal pour une première demi-journée :)
Après être sortis de CC, le paysage urbain peu dense laisse rapidement la place à des paysages agricoles : champs séparés par des haies très hautes, alternant avec des prés où paissent des moutons ou des vaches, le tout très vert, et très peu peuplé.
Je suis d'ailleurs surprise de constater que sur les cartes routières ce qui me paraissait être un village se révèle en fait n'être guère plus que 3-4 maisons regroupées : ce pays est tellement vide de villes/villages que chaque hameau figure sur cette carte, qui pourtant n'est pas très détaillée !
Ayant circulé sur des routes vallonnées, tout à coup l'horizon s'ouvre et on arrive à Rakaia Gorge : d'un côté du pont, la rivière est étroite, de l'autre elle peut enfin s'étaler.
Chance : un camping est situé en contre-haut, et on peut dire qu'on sera au vert !!
Notre campervan dans son emplacement au calme :
Vue d'à côté de notre campervan sur la rivière (autant dire qu'on avait une sacré vue pour notre pique-nique du soir) :
Malgré les délais lors de l'obtention du campervan et le détour par CC, il nous reste un peu de temps pour faire une rando d'une heure, car ici le soleil se couche très tard !
C'est absolument magnifique, on apprécie l'air frais (l'air de HK ne l'est pas) et le seul regret sera de n'avoir pas pu faire celle de 4 heures ... :
De retour au campervan, on se prépare un simple dîner : tomates, concombres, huile d'olive, pain aux céréales, camembert, abricots : enfin des fruits et légumes qui sont bons ! Les abricots sont délicieux, et les tomates ont un vrai goût de tomate : quel délice après les sans-goût de HK ...
La tenancière du camping, installée dans sa caravane hippie, nous a dit qu'on peut faire grasse mat' et rester jusqu'à quand on veut le lendemain car il n'y a pas de check-out time. Donc après avoir pris une bonne douche dans les locaux du camping, très basiques mais suffisants, c'est pour une très bonne et longue nuit qu'on s'endort cette première nuit dans le campervan.
C'est sûr : la route déjà très belle alors qu'on a peine quitté CC, les très bons produits alimentaires, le camping au vert, et la très belle rando dans des paysages magnifiques, nous ont immédiatement plongés dans les plaisirs de nos vacances en NZ et nous ont vite fait oublier nos déboires de traduction de permis et d'attente et de surcoûts de location de campervan.
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