2013-01-24
2012-12 New Zealand : J6 - Routeburn & route vers Te Anau
La nuit a nettoyé le ciel de ses nuages gorgés de la veille, et c'est donc vers la grande randonnée du Routeburn qu'Aurélien nous conduit, à 20 minutes du camping vers le fin fond des vallées, là où la présence humaine se fait ténue ...
En réalité il nous faut 45 minutes pour atteindre le parking, dont 30 sur de la piste : on va finir par être des habitués des routes sans goudron !
Mais d'après tous les échos (ceux du site du DoC et ceux de la tenancière de camping), cette randonnée vaut sans hésiter le détour, donc on supporte ces 30 minutes de secousses.
Au moment de fermer la voiture, le klaxon sonne. On passe un bon moment à investiguer ce qui pourrait ne pas aller, allant jusqu'à chercher le guide pratique du campervan, où on lit que cela signifie que l'une des portes n'est pas correctement fermée. Il s'avère effectivement que l'un des rideaux était pris dans la portière arrière, pas suffisamment pour que la porte ne puisse bien claquer, mais trop pour qu'elle puisse se cadenasser.
Coïncidence heureuse : les recherches pour comprendre la raison du klaxon nous ont fait remarquer que la bouteille d'huile d'olive s'est renversée et qu'elle se déverse lentement mais sûrement sur les coussins de la table/lit ... Arg, on passe plus d'une demi-heure à essayer d'essuyer le tout avec du saupalin et une éponge, en frottant à fond sur les housses de lit pour en faire partir le maximum (on s'imagine en même temps une partie de notre caution s'envoler en fumée).
On finit par délaisser le raccommodage sommaire de la propreté intérieure de notre maison sur roues, et nous engageons enfin sur le sentier de rando.
Et là, en deux minutes, oubliés les soucis huileux : place à la nature, la vraie, la belle, dans une forêt sublime !
Evidemment mon appareil photo n'est pas à la hauteur, d'autant plus qu'aujourd'hui est le jour où il est officiellement à remplacer (officieusement depuis presque 2 ans déjà), car maintenant à chaque fois que le flash est déclenché, de la fumée sort de l'appareil et une odeur de brûlé chatouille les narines ...
Néanmoins, voici quelques photos : magnifique forêt incroyablement verte, et toute de mousse :
Rivière impétueuse enchaînant les cascades, les remous, et les gorges :
Cascade en cheveux d'ange :
La forêt change régulièrement d'apparence, au fur et à mesure des vallons, ici zone de fougères :
La rivière, puissante, qu'on n'aimerait pas avoir à traverser à pieds :
Encore un autre type de végétation :
Ouf, il y a un pont pour traverser le torrent (le pont est suspendu donc vacillant, et Aurélien le traverse sans s'aider des mains pour plus de sensations) :
Chouette, de nouveau un passage de mousse :
Toujours la superbe rivière fougueuse, avec un très bel arrière-plan de montagnes :
Plus loin, une branche de la rivière est bien plus calme, et on se croirait au paradis :
Après 1h de rando on commence à monter, et une vue sur la vallée se profile :
Plus haut, la vue est absolument superbe :
Cette randonnée est l'une des plus belles que l'on aie faite, car la partie dans la forêt est sublime, et l'élévation apporte des panoramas splendides!
On passe notre temps à s'exclamer que tout est beau, à se gorger les yeux de toute cette nature immaculée, loin très loin de toute civilisation ...
(le plus proche village de 300 habitants est à plus de 2 heures maintenant, et la première ville, Queenstown, à 3 heures !)
Quant à Aurélien, il en est presque à déprimer de ne rester que 2 semaines en NZ ...
Après un peu moins de 2 heures de rando on est arrivés au Routeburn Falls Hut (refuge de la cascade Routeburn), où on prend un pique-nique à base de barres de céréales bien caloriques mais amplement méritées :)
La forêt à cette altitude a encore changé : les arbres sont plus secs, mais toujours aussi beaux :
Puis c'est hélas l'heure de faire demi-tour car on souhaite faire de la route pour atteindre si possible Te Anau, qui est à 2h30-3h de Queenstown donc à plus de 4h du parking du Routeburn.
En chemin on croise des employés du DoC, qui nous demandent un peu ce qu'on vient voir en NZ, et on leur fait part de notre enthousiasme pour la nature de ce si beau pays et leurs efforts pour le conserver (cela vaut le coup de devoir sortir du sac ses chaussures de rando à l'aéroport !).
Sur le chemin du retour, profitant pleinement pour la seconde fois de ces paysages beaux à en pleurer :
L'un des 4 ponts suspendus de la rando :
L'un des endroits où il faut traverser un ruisseau à pieds, ici mon atterrissage :
Retour dans la belle forêt de mousse :
L'avant dernier pont avant le retour au parking et notre campervan aromatisé à l'olive :
La vue du parking : pas mal !
Photos sur la route entre le Routeburn et le lac de Wakatipu (0h45) : champs, chaînes de montagnes aux sommets enneigés, vallées inhabitées, et moutons blancs : idyllique !
Photos sur la route entre Glenorchy et Queenstown (1h) : tant de beauté fait que toute photo est réussie : pas besoin de chercher le bon panorama, le bon angle, la bonne luminosité : tendre le bras et appuyer sur le déclencheur suffit !
Aurélien dans notre campervan :
Photo à la sortie de Queenstown sur la chaîne de montagnes The Remarkables :
Photos sur la route entre Queenstown et Te Anau (2h30) : après une route serpentant le long du lac Wakatipu jusqu'à son extrémité opposée à Glenorchy (il y a 2h de route d'un bout à l'autre du lac, pour environ 100km), on débouche dans de grandes plaines, ce qui contraste beaucoup avec les paysages de montagnes précédents :
Après Mossburn, on quitte la route 6 pour la 94, qui pointe directement vers Te Anau, avec des cieux alternant entre le menaçant et le paisible :
Aah que de verdure :
Encore des champs entiers de moutons, qui prouvent chaque fois un peu plus l'expression selon laquelle en NZ il y a plus de moutons que d'habitants :
Superbe paysage, juste avant d'arriver à Te Anau :
J'ai sélectionné un camping un peu à l'écart du village pour être tranquilles, et c'est très réussi car voici la vue de notre emplacement :
Comme on n'a pas mangé grand chose depuis notre petit déjeuner à part quelques barres de céréales à mi-parcours de rando puis des rice-crackers dans la voiture, les estomacs sont dans nos talons, et je propose donc un resto à Te Anau.
Après avoir vu l'étendue des possibles dans cette petite bourgade, on se décide pour l'endroit le plus authentique où on se croirait en plein aux Etats-Unis dans une sorte de bar/resto/salle de poker avec aussi flippers et jukebox, avec une bonne proportion de clients du coin bien en chair, de la musique country, 5 télés qui montrent chacune une chaîne différente, et un groupe de jeunes en santiags et jeans troués qui rejoignent les cinquantenaires bedonnant avec cheveux longs et l'air barroudeur pour se faire du poker ; on s'attend presque à ce que soudain l'un d'eux renverse la table d'un air rageur et qu'une bagarre à la Brut Spencer & Terrence Hill commence sous nos yeux :)
Bon évidemment on est dans la vie réelle, pas dans un film, donc lorsqu'on part après avoir fini nos plats (clam chowder et agneau sur purée) ils sont toujours en train de jouer paisiblement sous les airs légèrement inquiétants des têtes de cerfs empaillées fixées aux murs.
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